Les chefs de la diplomatie égyptienne et iranienne ont évoqué des efforts visant à ramener Téhéran et Washington à la table des négociations afin de mettre fin au conflit entre les deux pays, a indiqué le ministère égyptien des Affaires étrangères.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et son homologue égyptien, Badr Abdelatty, ont également abordé les discussions entre l’Iran et Oman concernant la gestion du détroit d’Ormuz, a précisé le ministère.
M. Araghchi a informé le ministre égyptien des Affaires étrangères de «la vision de l’Iran sur les développements en cours, le déroulement des négociations et les défis qu’elles posent», a précisé le ministère, sans donner plus de détails.
M. Araghchi n’a pas fait de déclaration dans l’immédiat.
Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré que la guerre avec les États-Unis devait prendre fin, le monde ayant désormais admis la victoire de l’Iran, ont rapporté vendredi les médias d’État. L’Iran considère son nouveau contrôle du détroit et sa résistance aux exigences américaines comme une victoire.
Le président américain Donald Trump a déclaré que son administration imposerait à l’Iran un niveau «sans précédent» de guerre économique et d’isolement, dans le but de contraindre ses dirigeants à céder à ses exigences: mettre fin à son programme nucléaire et rouvrir entièrement le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour le pétrole, le gaz naturel et d’autres approvisionnements mondiaux.
Pétrole irakien
Les gouvernements irakien et iranien ont déclaré que Téhéran avait aidé certains navires transportant du pétrole irakien à transiter par le détroit d’Ormuz, mais peu de détails ont été fournis.
«Une aide est apportée à certains navires transportant du pétrole irakien dans le détroit d’Ormuz», a déclaré le président irakien Nizar Amidi dans des propos publiés samedi par l’agence de presse officielle, ajoutant que l’Irak ne disposait pas de compagnie maritime nationale pour le transport du pétrole.
L’agence de presse officielle iranienne IRNA a indiqué qu’un certain nombre de pétroliers irakiens avaient été autorisés à transiter et a qualifié cette demande de l’une des plus importantes formulées par l’Irak lors de la récente visite en Iran du président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf.
Macron et Salmane
Le président français Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane devraient discuter de projets visant à développer des voies alternatives au détroit d’Ormuz lors de la visite de deux jours du dirigeant saoudien à Paris, qui s’amorce dimanche, selon des responsables de la présidence qui n’étaient pas autorisés à être cités publiquement.
Parmi les propositions figurent l’augmentation des échanges commerciaux par les ports omanais situés en dehors du golfe Persique, le prolongement ou le doublement des oléoducs en Arabie saoudite et ailleurs, ainsi que la construction de nouvelles liaisons ferroviaires, ont indiqué ces responsables.
La France et l’Arabie saoudite ont mis en place un groupe de travail sur les liaisons énergétiques et logistiques entre le Moyen-Orient et l’Europe, qui doit se réunir au niveau ministériel lundi.
Les responsables ont indiqué que les travaux étaient bien avancés et qu’ils se concentreraient sur l’identification des projets les plus stratégiques, la sécurisation des financements et la définition des rôles des entreprises françaises.
