🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le premier ministre israélien qualifie le président turc de «dictateur antisémite»

«Nous ne tolérerons pas un enracinement militaire turc progressant vers le sud, car cela nous menace.»

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Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dépose son bulletin de vote lors des primaires de son parti, le Likoud, en vue des élections législatives israéliennes prévues en octobre, à Jérusalem, le 17 août 2026. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dépose son bulletin de vote lors des primaires de son parti, le Likoud, en vue des élections législatives israéliennes prévues en octobre, à Jérusalem, le 17 août 2026. (Ohad Zwigenberg/AP Photo/Ohad Zwigenberg)

Le bureau du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a qualifié vendredi le président turc Recep Tayyip Erdogan de «dictateur antisémite», affirmant qu’Israël agirait contre «les tentatives de la Turquie de déstabiliser la région».

Ces déclarations interviennent après des frappes mardi contre une base aérienne dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière turque, implicitement revendiquées par M. Netanyahou.

«Nous ne tolérerons pas un enracinement militaire turc progressant vers le sud, car cela nous menace», avait déclaré M. Netanyahou mercredi, alors que la Turquie dément toute présence sur le site.

Vendredi, la Turquie a émis un mandat d’arrêt international contre le premier ministre israélien dans le cadre d’une enquête sur l’interception de la «Flottille pour Gaza» et la détention des militants à bord.

Les quelque 430 membres d’équipage de la cinquantaine de bateaux arraisonnés par l’armée israélienne en Méditerranée, à l’ouest de Chypre, avaient été amenés de force en Israël puis détenus avant d’être expulsés en mai.

«Israël n’est depuis longtemps guère impressionné par l’hypocrisie de la Turquie. Erdogan est un dictateur antisémite qui a massacré les Kurdes, soutenu le massacre de l’organisation terroriste du Hamas, et oppresse son propre peuple», a déclaré le bureau de M. Netanyahu dans un communiqué.

«Israël continuera à agir avec fermeté contre les tentatives de la Turquie de déstabiliser la région», selon la même source.

Mardi, la Syrie avait accusé Israël d’avoir frappé la base aérienne, fortement endommagée durant la guerre civile et restée hors service.

Soutenant qu’une délégation officielle turque s’était rendue sur la base, Israël a averti qu’il n’accepterait pas de déploiement de troupes turques en Syrie, y voyant une «menace».

La Turquie a démenti toute présence de ses troupes «avant ou pendant l’attaque».

Ankara a prévenu jeudi qu’il continuerait «résolument» de protéger l’intégrité et la souveraineté de la Syrie.

En revanche, la présidence turque a tenu à préciser qu’elle n’envisageait pas de riposte et qu’Ankara ne tomberait pas «dans le piège» tendu par le premier ministre israélien.

Dans un autre communiqué publié vendredi, le bureau de M. Netanyahu a accusé le président turc de chercher «à étendre son agression contre Israël jusqu’en Syrie».

«Israël ne le tolérera pas», a indiqué le communiqué.