Conflit au Moyen-Orient

Le pétrole hésite avec l’espoir de nouvelles discussions entre l’Iran et les États-Unis

«Le marché a appris à se montrer très prudent.»

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Une personne fait le plein de sa voiture dans une station-service à Montréal, le jeudi 5 mars 2026. Une personne fait le plein de sa voiture dans une station-service à Montréal, le jeudi 5 mars 2026. (Christopher Katsarov)

Les cours du pétrole hésitent vendredi, après l’annonce par un responsable pakistanais que le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi est attendu vendredi soir à Islamabad.

La capitale pakistanaise se prépare à une deuxième série de pourparlers attendue entre les États-Unis et l’Iran, mais on ignore si M. Araghchi et la délégation qui l’accompagne vont rencontrer des responsables américains.

Vendredi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 0,31% à 105,40$.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, cédait 0,02% à 95,83$.

À l’annonce de la venue de M. Araghchi à Islamabad, les cours avaient baissé, respectivement de 0,48% et 1,1%.

Toute nouvelle qui laisse imaginer davantage de discussions «va dans le bon sens», estime auprès de l’AFP Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB, et relance l’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran.

Carney suspend la taxe fédérale sur l’essence: «une excellente nouvelle», selon Duhaime Le chef du Parti conservateur du Québec Éric Duhaime félicite Mark Carney pour sa décision temporaire de suspendre la taxe fédérale sur l’essence.

«Mais le marché a appris à se montrer très prudent», tempère l’analyste, après l’échec des précédentes négociations et une situation qui semble difficile à résoudre.

«Une chose est sûre: le Pakistan et d’autres pays s’efforcent en coulisses de réunir les deux parties autour de la table des négociations afin de tenter de sortir de l’impasse concernant le détroit d’Ormuz», note Kathleen Brooks.

Tant que le détroit est paralysé, le volume de pétrole disponible diminue de jour en jour, «tandis que les anticipations concernant les prix futurs sont révisées à la hausse», précise l’analyste Donald Trump a assuré jeudi qu’il avait «tout le temps du monde» concernant le conflit au Moyen-Orient, au contraire de l’Iran selon lui, dans un message sur son réseau Truth Social.

Un baril de Brent proche de 100 dollars implique que le marché attend «une réouverture à la mi-mai» du détroit d’Ormuz, et «tout report en juin ou juillet» emmènera son prix «sensiblement plus haut», estime M. Hvalbye.

Par ailleurs, une nouvelle escalade des hostilités n’est pas exclue par les analystes.

Donald Trump a dit avoir ordonné à la marine américaine d’«abattre et tuer tous les bateaux, aussi petits soient-ils (…) qui posent des mines» dans le détroit d’Ormuz.