Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est attendu à Islamabad vendredi soir, a indiqué une source officielle pakistanaise, sans préciser avec qui il s’entretiendrait.
La capitale pakistanaise se prépare à une deuxième série de pourparlers attendue entre les États-Unis et l’Iran, mais on ignore si Abbas Araghchi et la délégation qui l’accompagne vont rencontrer des responsables américains.
Islamabad est placée sous haute sécurité vendredi, avec des points de contrôle dans toute la ville et des routes fermées dans une «zone rouge» protégeant le possible lieu de négociation.
Le Pakistan s’est imposé comme principal médiateur dans le conflit américano-israélien avec l’Iran.
Mais après une première séance de discussions marathon le 11 avril, Téhéran a jusqu’à présent refusé d’envoyer une délégation à Islamabad pour un second round.
On ignore si le vice-président américain JD Vance ou d’autres hauts responsables de l’administration américaine doivent retourner au Pakistan, quelques semaines après qu’il a annoncé son départ sans accord.
Des équipes logistiques et de sécurité américaines sont présentes à Islamabad, a indiqué la source officielle pakistanaise.
Et des journalistes de l’AFP ont vu plusieurs avions militaires américains atterrir sur une base aérienne de la ville voisine de Rawalpindi plus tôt dans la semaine.
L’Iran a confirmé vendredi que le chef de la diplomatie iranienne avait eu des entretiens téléphoniques avec le puissant chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, ainsi qu’avec le ministre des Affaires étrangères du pays, Ishaq Dar, tous deux ayant joué un rôle clé dans la médiation précédente.
Le président américain, Donald Trump, a affirmé jeudi avoir «tout le temps du monde» pour négocier une paix avec l’Iran, tout en maintenant une pression militaire: un troisième porte-avions américain, le George Bush, navigue à proximité de la région.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a de son côté dit n’attendre que le feu vert des États-Unis pour reprendre les frappes contre l’Iran.
Les négociations diplomatiques qui devaient reprendre en début de semaine à Islamabad entre les belligérants américain et iranien, après un échec le 11 avril, sont toujours dans les limbes.
Le président américain a avancé des «divisions» au sein du pouvoir à Téhéran pour expliquer l’ajournement sine die des discussions.
Près de deux mois après son déclenchement, le conflit continue de peser sur les marchés de l’énergie et sur l’économie mondiale, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril.
