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Un agent de l’ICE est accusé d’avoir menti aux enquêteurs dans une affaire de fusillade

Christian Castro, l’agent qui, selon les autorités, a tiré dans la jambe de Julio Cesar Sosa-Celis en janvier, a été accusé d’avoir fait de fausses déclarations aux enquêteurs fédéraux.

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Immigration and Customs Enforcement officer Christian Castro gets into a car surrounded by news reporters moments after being released from the Carrizalez-Rucker Cameron County Detention Center in Brownsville, Texas on Thursday, Aug. 27, 2026. (AP Ph... Christian Castro, agent de l'ICE, monte dans une voiture entouré de journalistes, quelques instants après avoir été libéré du centre de détention Carrizalez-Rucker du comté de Cameron, à Brownsville, au Texas, le jeudi 27 août 2026. Photo AP (Michael Gonzalez)

Les procureurs fédéraux ont accusé un agent de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) d’avoir menti aux enquêteurs au sujet des événements qui ont mené à la fusillade d’un Vénézuélien lors de la campagne de répression contre l’immigration menée à Minneapolis plus tôt cette année, a déclaré à l’Associated Press une personne au courant de l’affaire.

Cette personne n’était pas autorisée à parler publiquement de l’enquête et s’est exprimée sous le couvert de l’anonymat. Elle a indiqué que Christian Castro, l’agent qui, selon les autorités, a tiré dans la jambe de Julio Cesar Sosa-Celis en janvier, a été accusé d’avoir fait de fausses déclarations aux enquêteurs fédéraux.

Ces accusations fédérales, qui restent sous scellés, font suite à la libération de Castro la semaine dernière, après que le gouverneur du Texas a refusé de signer immédiatement un mandat d’extradition pour le remettre aux autorités du Minnesota, qui l’ont accusé séparément de voies de fait et de fausse déclaration concernant un crime lié à la même fusillade.

Les autorités fédérales avaient d’abord accusé Sosa-Celis et un autre homme d’avoir frappé un agent avec un manche à balai et une pelle à neige pendant l’altercation. Mais les procureurs fédéraux ont abandonné les accusations contre ces hommes après que des preuves vidéo ont montré que les agents avaient peut-être menti au sujet de l’incident, et les autorités ont ouvert une enquête.

Castro est le premier agent de lCE à être poursuivi par l’administration Trump pour des actions menées pendant la vaste opération Metro Surge, qui a débuté en janvier 2026. Aucun avocat n’est désigné pour Castro dans l’affaire intentée par le Minnesota et on ne savait pas tout de suite s’il avait un avocat pour parler en son nom.

Des milliers d’agents ont été envoyés dans la région de Minneapolis et de St. Paul par le département de la Sécurité intérieure dans le cadre de ce qui a été sa plus grande opération de contrôle de l’immigration jamais menée.

Les décès par balle des citoyens américains Renee Good et Alex Pretti, tués par des agents fédéraux, ont suscité des condamnations et soulevé des questions sur la conduite des agents, ce qui a entraîné des changements dans le déroulement de l’opération.

A man walks by posters of Renee Nicole Good and Alex Pretti, who were both fatally shot by federal agents, in Minneapolis, Saturday, Jan. 31, 2026. (AP Photo/Ryan Murphy) Un homme passe devant des affiches représentant Renee Nicole Good et Alex Pretti, tous deux abattus par des agents fédéraux, à Minneapolis, le samedi 31 janvier 2026. Photo AP (Ryan Murphy)

Plus tôt cette semaine, un procureur fédéral chargé de l’affaire a déclaré aux avocats de Sosa-Celis et d’autres victimes que des responsables du département de la Justice avaient bloqué sa tentative de porter une accusation plus grave liée aux droits civils contre l’agent impliqué dans la fusillade, a rapporté ProPublica mercredi.

Mais une source proche de l’enquête a contesté la version du procureur, affirmant que l’enquête sur les droits civils se poursuit et qu’aucune décision définitive n’a encore été prise quant à l’éventualité de porter des accusations supplémentaires.

Le procureur, Matthew Evans, a été congédié jeudi et fait maintenant l’objet d’une enquête pour obstruction présumée à une enquête du grand jury, a précisé cette source.

Un message électronique automatique provenant du compte de M. Evans au département de la Justice indiquait qu’il était en congé. D’autres tentatives pour le joindre n’ont pas abouti tout de suite.

Castro avait d’abord été arrêté en mai dans le cadre de l’affaire du Minnesota, puis il avait été placé en détention à Brownsville, au Texas, une ville à la frontière avec le Mexique, pendant que les autorités du Minnesota demandaient son extradition. Mais le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a refusé de donner son accord tout de suite, invoquant des enquêtes en cours sur des fraudes dans les programmes de services sociaux du gouvernement du Minnesota, que Trump avait utilisées pour justifier sa répression en matière d’immigration dans cet État.

Les autorités du Minnesota avaient tenté d’empêcher le shérif du comté de Cameron, au Texas, de libérer Castro, de peur qu’il ne s’enfuie au Mexique. Selon une poursuite intentée par le Minnesota, Castro a eu une conversation avec une femme pendant sa détention, au cours de laquelle il a parlé de l’épouser et d’acheter une maison au Mexique après sa libération.

Mais Castro a été libéré il y a une semaine après qu’un juge fédéral eut refusé d’ordonner au Texas de l’extrader.

Le département de la Sécurité intérieure avait auparavant qualifié les poursuites du Minnesota contre Castro d’«illégales et de simple coup politique», affirmant que seules les autorités fédérales avaient compétence dans cette affaire.

Castro a été suspendu sans salaire de l’ICE en février pendant que les autorités fédérales menaient l’enquête.

«Les hommes et les femmes de l’ICE ont pour mission de faire respecter la loi et sont tenus de respecter les normes les plus élevées en matière de professionnalisme, d’intégrité et de conduite éthique», avait alors déclaré Todd Lyons, directeur par intérim de l’ICE à l’époque. «Aucune violation de ce serment sacré ne sera tolérée. L’ICE reste pleinement engagé envers la transparence, la responsabilité et l’application équitable des lois sur l’immigration de notre pays.»

Les autorités du Minnesota ont allégué que Castro, âgé de 52 ans, avait tiré à travers la porte d’entrée d’une maison et touché Sosa-Celis à la cuisse.

Castro et un autre agent avaient poursuivi un autre homme, Alfredo Alejandro Aljorna, jusqu’au duplex de Minneapolis où lui et Sosa-Celis vivaient. Les procureurs du Minnesota ont déclaré que l’agent avait ensuite faussement accusé Sosa-Celis et un autre homme d’avoir attaqué un agent de l’ICE avec un manche à balayeuse et une pelle à neige.

Les avocats de Sosa-Celis et d’Aljorna n’ont pas tout de suite répondu aux courriels envoyés jeudi par l’AP.