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Séismes: «Nous nous sentons vraiment abandonnées», dit une mère coincée au Panama avec sa fille

«Je n’ai jamais vécu une telle expérience, et j’avais surtout peur pour la vie de ma fille.»

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Patricia Zuccala À gauche : les décombres du clocher d'une église endommagée par le séisme gisent à Villa de los Santos, au Panama, le samedi 10 octobre 2026. À droite : la Montréalaise Patricia Zuccala et sa fille avant le séisme. (Aris Mariota-AP Photo/Patricia Zuccala)

Patricia Zuccala se trouvait avec sa fille de 10 ans au buffet d’un hôtel le dernier jour de leurs vacances au Panama lorsque les séismes dévastateurs de vendredi dernier ont frappé ce pays d’Amérique centrale.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

D’un seul coup, raconte cette Montréalaise, le sol s’est mis à trembler violemment, faisant s’écrouler des statues et des décorations.

«Tout le monde a tenté de se précipiter vers la sortie, mais malheureusement, [ma fille] a failli être piétinée. Certaines personnes ont tenté de sauter par-dessus elle pour la pousser vers la porte. À ce moment-là, j’ai pris la décision de l’attraper, et nous nous sommes précipitées sous une table pour nous protéger la tête», a-t-elle raconté à CTV News lors d’une entrevue vidéo.

«Je n’ai jamais vécu une telle expérience, et j’avais surtout peur pour la vie de ma fille.»

—  Patricia Zuccala

Des dégâts ont été signalés dans l’ensemble des dix provinces et des deux territoires du Panama à la suite des séismes de magnitude 7,7 et 6,6 survenus vendredi, qui ont provoqué l’effondrement de bâtiments près de l’épicentre et entraîné des évacuations. Les sismologues ont enregistré plus de 100 répliques, dont certaines d’une magnitude de 5,8, 5,5 et 5,2.

Le gouvernement panaméen a déclaré l’état d’urgence samedi.

Après s’être mise à l’abri à l’extérieur de l’hôtel à la suite des secousses, Mme Zuccala a déclaré avoir constaté de larges fissures dans le bâtiment de son hôtel à Río Hato, une ville côtière située à environ deux heures au sud-ouest de Panama City.

«De nombreuses personnes ont été blessées par des objets tombés. Les gens saignaient tous aux jambes. Par exemple, quelqu’un a tenté de protéger une famille d’un objet en chute et s’est lui-même gravement écorché le bras. Il y avait des dégâts partout», a-t-elle expliqué.

Mme Zuccala a ajouté qu’elle avait eu de la chance que sa fille et elle n’aient pas été blessées physiquement, mais qu’elle était bloquée depuis deux jours sans savoir encore clairement quand elle pourrait rentrer chez elle en avion.

La Montréalaise a indiqué avoir reçu des informations contradictoires de la part de son voyagiste, Sunwing, concernant la date de son retour. Par exemple, elle a expliqué que WestJet lui avait envoyé par erreur un courriel indiquant que son vol avait été redirigé vers Cancún, au Mexique, avant de lui annoncer qu’aucun vol n’était disponible.

Elle n’a pas non plus reçu de réponse du gouvernement canadien après avoir contacté l’ambassade à Panama City et s’être enregistrée en tant que Canadienne à l’étranger. Entre-temps, elle a précisé que Sunwing avait pris en charge ses frais d’hébergement à l’hôtel pour les deux dernières nuits, mais qu’elle et sa fille étaient impatientes de rentrer chez elles.

«Cela a été très, très difficile sur le plan émotionnel. Ma fille continue de sentir le sol trembler autour d’elle, même quand ce n’est pas le cas. Il y a toutefois eu des centaines de répliques, je comprends donc pourquoi elle ressent cela. Certaines répliques ont été presque aussi fortes que le séisme initial, le traumatisme a donc été considérable pour nous deux», a dit Mme Zuccala.

«Ce serait bien d’avoir le sentiment que… le gouvernement canadien collabore avec les agences pour aider les Canadiens à sortir de cette situation. Il s’agit d’un événement véritablement effrayant, dévastateur et traumatisant que toutes ces familles ont vécu, et nous nous sentons vraiment abandonnées.»

CTV News a demandé davantage d’informations sur sa situation en contactant Sunwing et Affaires mondiales Canada, qui ont tous deux indiqué qu’ils examinaient la question.

Avec des informations de l’Associated Press