International

L’UE dénonce des législatives russes n’ayant qu’un «vernis de démocratie»

«Les prétendues élections à la Douma ont marqué un nouveau revers majeur pour la démocratie russe. Leur issue n’a jamais fait de doute», a affirmé Mme Kallas.

Publié le 

Des personnes se tiennent près d'écrans diffusant les premiers résultats du scrutin des élections législatives russes au siège de la Commission électorale centrale de Russie, à Moscou, en Russie, ce lundi 21 septembre 2026. Des personnes se tiennent près d'écrans diffusant les premiers résultats du scrutin des élections législatives russes au siège de la Commission électorale centrale de Russie, à Moscou, en Russie, ce lundi 21 septembre 2026. (Pavel Bednyakov/AP Photo/Pavel Bednyakov)

Les législatives en Russie, dont le résultat n’a jamais fait aucun doute, ne représentent qu’un «vernis de démocratie» écartant toute opposition à la guerre en Ukraine, a déclaré lundi la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas.

Le parti au pouvoir du président russe Vladimir Poutine, Russie unie, a remporté une large majorité face à une opposition purement symbolique, aucune formation opposée à la guerre menée par Moscou en Ukraine n’ayant été autorisée à se présenter.

«Les prétendues élections à la Douma ont marqué un nouveau revers majeur pour la démocratie russe. Leur issue n’a jamais fait de doute», a affirmé Mme Kallas, sur le réseau social X. «Le Kremlin a réduit au silence les voix dissidentes, interdit le seul parti enregistré qui s’opposait à sa guerre en Ukraine et écarté les observateurs électoraux internationaux. Il ne reste plus en Russie qu’un vernis de démocratie», a-t-elle souligné.

La cheffe de la diplomatie de l’UE a ajouté avoir «proposé des mesures contre ceux qui facilitent ces simulacres d’élections dans les territoires ukrainiens occupés».

L’UE a déjà sanctionné quelque 3000 responsables et entités en lien avec la guerre en Ukraine, dont Vladimir Poutine.

Un électeur remplit un bulletin de vote lors des élections législatives russes à Donetsk, dans la partie de la région de Donetsk contrôlée par la Russie, en Ukraine, vendredi 18 septembre 2026. (Photo AP) Un électeur remplit un bulletin de vote lors des élections législatives russes à Donetsk, dans la partie de la région de Donetsk contrôlée par la Russie, en Ukraine, vendredi 18 septembre 2026. (Photo AP) (Uncredited)

La France a pour sa part dit «prendre acte» de ce «résultat attendu» et a déploré «que les conditions d’une élection libre, pluraliste et démocratique n’aient à nouveau pas été réunies», selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

«La répression accrue contre la société civile et l’opposition, l’exclusion de plusieurs partis politiques, les restrictions croissantes à la liberté d’expression et l’interdiction des médias indépendants ont obéré la possibilité pour le peuple russe de former et d’exprimer librement son choix», écrit le ministère.

Paris a également condamné l’organisation de scrutins dans les territoires d’Ukraine occupés et annexés par la Russie (Crimée et Sebastopol, régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson). «La France ne reconnaît nullement la tenue et les résultats de ces prétendues +élections+ et réaffirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine», conclut le communiqué.