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L’UE prête à lever ses sanctions contre deux oligarques russes

L’accord de principe va toutefois permettre de maintenir les sanctions européennes pour près de 3000 personnes et entités.

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L’Union européenne a trouvé lundi un accord de principe pour lever ses sanctions contre deux oligarques russes, à la demande de la France et du Luxembourg, après une négociation difficile qui permet toutefois de renouveler le reste des mesures visant Moscou, ont indiqué des diplomates.

L’accord de principe, qui doit encore être définitivement confirmé par les 27 avant 21h, va permettre de maintenir les sanctions européennes pour près de 3000 personnes et entités, à l’exception de l’oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov et de l’homme d’affaires russe Mikhaïl Fridman, selon ces mêmes sources.

«Leur retrait de la liste est inacceptable et enverrait un mauvais signal à Moscou au moment où la pression doit s’intensifier», a mis en garde le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, avant même l’annonce officielle de cet accord.

Certains États de l’UE scandinaves et baltes, notamment la Lettonie, étaient vent debout contre cette demande de retrait, mais ont fini par se rallier in extrémis, ont expliqué des diplomates.

La France réclamait que M. Ousmanov, milliardaire russo-ouzbek proche du Kremlin, soit retiré de cette liste de sanctions. Paris a invoqué des «raisons de sécurité nationale» devant ses partenaires, sans plus d’explication, selon plusieurs diplomates européens à Bruxelles.

«Nous avons une question spécifique de sécurité nationale et souhaitons répondre positivement à nos partenaires internationaux qui nous démarchent au sujet de M. Ousmanov», a-t-on expliqué de source diplomatique à Paris.

Mark Carney appelle à une alliance pour l’avenir entre le Canada et l’Union européenne Voyez des extraits du discours prononcé par le premier ministre Mark Carney devant le Parlement européen, au lendemain de la déclaration de la présidente de la Commission européenne sur la volonté d’ouvrir la voie à ce que le Canada devienne « membre associé » de l'UE.

Selon le Financial Times, Paris faisait pression dans le cadre d’un accord de libération de prisonniers impliquant plusieurs citoyens français détenus en Azerbaïdjan.

Un deuxième homme d’affaires russe, Mikhaïl Fridman, voit également son nom rayé de la liste des sanctions à la demande du Luxembourg, qui réclamait cette décision si M. Ousmanov devait lui aussi bénéficier de cette mesure.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’était déjà alarmé la semaine dernière de cette situation, affirmant que ce n’était «certainement pas le moment de lever les sanctions», «de sauver les oligarques russes des sanctions» et de «faire des cadeaux à la Russie».

Ce régime de sanctions contre Moscou doit être renouvelé tous les six mois, et la date-butoir, déjà repoussée une fois, avait été fixé à mercredi minuit. Faute d’accord à ce moment là, toutes les sanctions auraient alors été levées.

Pour réduire ce risque, les Vingt-Sept se sont également mis d’accord pour que ce délai soit étendu jusqu’à 36 mois au lieu de six, selon une source diplomatique. Les sanctions de l’UE consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l’Union.