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Les Américains encouragés à se faire vacciner contre la rougeole

«Faites-vous vacciner, s’il vous plaît! Nous avons une solution à notre problème.»

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Le Dr Mehmet Oz, administrateur des services Medicare et Medicaid, à la Maison-Blanche, à Washington, le 5 février 2026. Dimanche, il a exhorté la population à se faire vacciner contre la rougeole alors que plusieurs États sont touchés par des épidém... Le Dr Mehmet Oz, administrateur des services Medicare et Medicaid, à la Maison-Blanche, à Washington, le 5 février 2026. Dimanche, il a exhorté la population à se faire vacciner contre la rougeole alors que plusieurs États sont touchés par des épidémies. (Alex Brandon/Associated Press)

Un haut responsable américain de la santé exhorte la population à se faire vacciner contre la rougeole alors que plusieurs États sont touchés par des épidémies et que les États-Unis risquent de perdre leur statut de pays exempt de rougeole.

«Faites-vous vacciner, s’il vous plaît! Nous avons une solution à notre problème», a déclaré le Dr Mehmet Oz, administrateur de Medicare et de Medicaid, dont le supérieur hiérarchique a exprimé des doutes quant à la sécurité et à l’importance des vaccins.

Le Dr Oz, chirurgien cardiaque et ancienne vedette de la télévision, a défendu certaines recommandations fédérales récemment révisées en matière de vaccination, ainsi que les commentaires passés du président Donald Trump et du responsable national de la santé, Robert F. Kennedy, sur l’efficacité des vaccins. Il a envoyé un message clair à propos de la rougeole.

«Toutes les maladies ne sont pas également dangereuses et toutes les personnes ne sont pas également sensibles à ces maladies, mais la rougeole est une maladie contre laquelle vous devez vous faire vacciner», a-t-il affirmé à l’émission «State of the Union», diffusée dimanche à CNN.

Une épidémie qui a touché des centaines de personnes en Caroline du Sud a dépassé le nombre de cas enregistrés lors de l’épidémie de 2025 au Texas, et une autre épidémie sévit à la frontière entre l’Utah et l’Arizona. Plusieurs autres États ont confirmé des cas cette année.

Les épidémies touchent principalement les enfants et surviennent alors que les experts en maladies infectieuses avertissent que la méfiance croissante du public à l’égard des vaccins pourrait contribuer à la propagation d’une maladie qui avait été déclarée éradiquée par les responsables de la santé publique.

Interrogé à savoir si les gens devaient craindre la rougeole, le Dr Oz a répondu: «Oh, bien sûr.» Il a souligné que Medicare et Medicaid continuent à couvrir le vaccin contre la rougeole dans le cadre de leurs programmes d’assurance.

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«Il n’y aura jamais d’obstacle à l’accès des Américains au vaccin contre la rougeole. Il fait partie du calendrier de base», a-t-il indiqué.

«Nous avons toujours préconisé la vaccination contre la rougeole» et M. Kennedy «a été à l’avant-garde de cette lutte», a déclaré le Dr Oz.

Les questions sur les vaccins n’ont pas été abordées dans une entrevue avec M. Kennedy sur Fox News à l’émission «The Sunday Briefing», où on lui a demandé quel type de collation il pourrait manger pendant le Super Bowl. Il a également révélé qu’il mange du steak avec de la choucroute le matin.

Les détracteurs de M. Kennedy ont avancé que le scepticisme de longue date du secrétaire à la Santé à l’égard des recommandations américaines en matière de vaccination et sa sympathie passée pour l’affirmation infondée selon laquelle les vaccins pourraient causer l’autisme pourraient influencer les recommandations officielles en matière de santé publique d’une manière contraire au consensus médical.

Le Dr Oz soutient que M. Kennedy est favorable au vaccin contre la rougeole, malgré ses commentaires généraux sur le calendrier vaccinal recommandé.

«Lorsque la première épidémie s’est déclarée au Texas, il a dit: “Faites-vous vacciner contre la rougeole, car c’est un exemple de maladie contre laquelle vous devez vous faire vacciner”», a rappelé le Dr Oz.

Le mois dernier, l’administration républicaine a abandonné certaines recommandations en matière de vaccination des enfants. Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, la refonte du calendrier vaccinal traditionnel répondait à une demande de Donald Trump.

Le président a demandé à l’agence d’examiner l’approche des autres pays en matière de recommandations vaccinales et d’envisager de réviser les directives américaines en conséquence.

Ce sont les États, et non le gouvernement fédéral, qui ont le pouvoir d’imposer la vaccination des enfants. Si les exigences fédérales influencent souvent les réglementations des États, certains ont commencé à créer leurs propres alliances pour contrer les recommandations de l’administration Trump en matière de vaccination.

Selon les données fédérales, les taux de vaccination aux États-Unis ont baissé et la proportion d’enfants bénéficiant d’une exemption a atteint un niveau record. Dans le même temps, les taux de maladies pouvant être prévenues par la vaccination, telles que la rougeole et la coqueluche, sont en hausse dans tout le pays.

Messages contradictoires

Les commentaires de Dr Oz s’inscrivent dans une tendance plus large parmi les responsables de l’administration Trump à faire des déclarations discordantes et parfois contradictoires sur l’efficacité des vaccins dans le cadre d’une refonte de la politique de santé publique américaine.

Les responsables ont adopté une position délicate en critiquant la politique américaine passée en matière de vaccination, semblant souvent exprimer leur sympathie pour les théories du complot infondées des militants anti-vaccins, tout en ne s’éloignant pas trop des données scientifiques établies.

Lors d’une audience au Sénat mardi, Jay Bhattacharya, directeur des instituts nationaux de la santé, a déclaré qu’aucun vaccin ne provoquait à lui seul l’autisme. Il n’a cependant pas exclu la possibilité que des recherches puissent révéler qu’une combinaison de vaccins pourrait entraîner des effets secondaires négatifs sur la santé.

M. Kennedy, dans son témoignage devant le Sénat, a fait valoir que le lien entre les vaccins et l’autisme n’avait pas été réfuté.

Il avait précédemment affirmé que certains composants des vaccins, comme le thimérosal, un agent de conservation contenant du mercure, pourraient causer des troubles neurologiques chez les enfants, tels que l’autisme.

La plupart des vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole ne contiennent pas de thimérosal.

Un comité consultatif fédéral sur les vaccins, remanié par M. Kennedy l’année dernière, a voté en faveur de la suppression des vaccins contenant du thimérosal.

Les responsables de la santé publique de l’administration Trump parlent souvent de la nécessité de restaurer la confiance dans les systèmes de santé publique après la pandémie de coronavirus, alors que la politique vaccinale et la réponse générale de la santé publique à cette pandémie mortelle sont devenues un sujet très polarisant dans la politique américaine.

Les fausses informations et les théories du complot concernant le système de santé publique se sont également répandues pendant la pandémie, et les groupes militants anti-vaccins de longue date ont vu l’intérêt du grand public pour leur cause augmenter considérablement.