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L'épidémie d'Ebola s'étend à une 8e province en République démocratique du Congo

Les autorités ont recensé au moins 9400 cas, dont plus de 4500 décès, depuis le début de l’épidémie déclarée mi-mai.

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Un professionnel de santé se déplace à l’intérieur d’un centre de traitement pour patients atteints d’Ebola à Beni, dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, le mercredi 7 octobre 2026. Photo AP/Sébastien Kitsa Musayi Un professionnel de santé se déplace à l’intérieur d’un centre de traitement pour patients atteints d’Ebola à Beni, dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, le mercredi 7 octobre 2026. Photo AP (Sebastien Kitsa Musayi)

L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo s’est propagée à une huitième province du nord du pays, ont annoncé dimanche les autorités.

Le ministère de la Santé a recensé deux cas, dont un décès, dans la province du Nord-Ubangi, à la frontière avec la République centrafricaine.

Le ministère a précisé que les deux patients étaient des hommes d’une vingtaine d’années résidant dans la zone sanitaire de Wapinda, qui jouxte la province du Bas-Uele, où des cas d’Ebola avaient déjà été signalés.

Les autorités ont recensé au moins 9400 cas, dont plus de 4500 décès, depuis le début de l’épidémie déclarée mi-mai, ce qui en fait la plus meurtrière de l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC).

Le virus s’est propagé à d’autres pays, notamment à l’Ouganda voisin, qui s’est depuis déclaré exempt de la maladie, et au Kenya, qui a enregistré un septième cas samedi. La République centrafricaine n’a enregistré aucun cas confirmé.

La province de l’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie en RDC, représentant près des trois quarts des cas confirmés, selon les données les plus récentes du gouvernement, qui indiquent que 66 zones sanitaires ont été touchées depuis le début de l’épidémie.

«Nous constatons que les foyers d’Ebola sont globalement en recul, mais malheureusement, géographiquement, la maladie continue de se propager», a expliqué vendredi à l’Associated Press Mohamed Yakub Janabi, directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique, lors d’un entretien à Beni.

M. Janabi a indiqué que l’un des plus grands défis consistait à convaincre les personnes infectées de se faire soigner, ajoutant que certains décès surviennent au sein de la communauté, en dehors des centres de santé.

Le Nord-Ubangi est situé entre le Sud-Ubangi et le Bas-Uele, les deux dernières provinces où la maladie s’est propagée le long de la frontière avec la République centrafricaine, où les violences armées récurrentes ont contraint des milliers de personnes à fuir et à se réfugier dans les communautés congolaises situées à la frontière.

L’accès à la région peut s’avérer difficile en raison du mauvais état des routes et des réseaux de communication limités.

La propagation de l’épidémie, causée par le virus rare de Bundibugyo pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement approuvé, est alimentée par les mouvements massifs de population, les violences rebelles, la méfiance et les mauvaises conditions de travail des professionnels de santé en première ligne.