Trois professionnels de santé kényans ont été testés positifs au virus Ebola après avoir pris en charge le premier cas confirmé dans le pays, a annoncé samedi le ministère de la Santé.
Une autre personne en lien avec ce premier cas d’Ebola a également été testée positive alors qu’elle se trouvait en quarantaine, portant ainsi à sept le nombre total de cas au Kenya.
Le ministère a précisé que les quatre nouveaux patients étaient en isolement et recevaient des soins. Les deux autres patients étaient dans un état stable.
Le premier patient est décédé le 5 octobre, quelques jours après son arrivée au Kenya en provenance de la République démocratique du Congo, où une épidémie a fait au moins 4300 morts depuis mai, ce qui représente près de la moitié de l’ensemble des cas confirmés dans ce pays.
Cette épidémie est due au virus rare de Bundibugyo, pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement approuvé.
Le virus Ebola est très contagieux et se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée, notamment le sang et les vomissures, ou par contact avec des objets et des surfaces contaminés, tels que la literie et les vêtements.
Environ 130 personnes ayant été en contact avec le premier patient, un Kenyan de 40 ans, ont été identifiées, a indiqué le ministère. Parmi elles, 128 étaient en quarantaine et deux faisaient l’objet d’une recherche, a-t-il précisé.
Le Kenya a renforcé les mesures de dépistage et mis en place une ligne d’urgence destinée à toute personne soupçonnant avoir été en contact avec un patient atteint d’Ebola ou présentant des symptômes.
