International

Le séisme en Colombie a fait plus de 9,5 G$ de dégâts

«Imaginez l’ampleur du désastre.»

Mis à jour le 

Publié le 

«Effroyable»: un Français en Colombie raconte la violence «incroyable» du séisme Florent Hugues, qui réside à Santa Rosa de Cabal, située non loin de l'épicentre, raconte avoir été épargné par les débris, mais qu’il reste dévasté alors que nombreux ont tout perdu.

Le puissant séisme, qui a fait plus de 300 morts dans l’ouest de la Colombie, a causé pour quelque 9,57 milliards de dollars de dégâts, selon une estimation préliminaire communiquée mardi par le président Abelardo de la Espriella.

Des milliers de logements, écoles et hôpitaux se sont effondrés, notamment dans les villes de la côte Pacifique et de la région caféière, lors de ce tremblement de terre de magnitude 7,4 survenu le 10 août.

Le chef de l’État a précisé que les dégâts, concentrés sur un tiers du pays, avaient été calculés par une entreprise privée.

«Imaginez l’ampleur du désastre. Il s’agit d’un chiffre préliminaire qui sera ajusté à mesure que nous disposerons de davantage d’informations et que la situation sera précisée dans chacune des régions», a-t-il déclaré.

Le séisme a fait 304 morts, plus de 4500 blessés et 426 disparus, selon le dernier bilan de l’autorité de gestion des catastrophes.

La Colombie a reçu des aides des États-Unis, de l’UE et d’organismes tels que la Banque mondiale.

Lors d’un appel avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, le président colombien a réitéré mardi sa demande de suspension temporaire des droits de douane américains sur les produits colombiens afin de donner un coup de pouce à l’économie.

«Il faut suivre une procédure pour y parvenir, et il existe toute la volonté de la part du gouvernement des États-Unis», a affirmé le dirigeant sur X à l’issue de cet entretien.

Fin juillet, les droits prélevés sur les produits colombiens ont augmenté de 10% à 12,5%, à l’exception de certains produits comme le café ou le pétrole.

Une semaine après le séisme, la Colombie est dans une phase de déblaiement des décombres, avec des probabilités minimes de retrouver des survivants.

Le tremblement de terre est la première grande épreuve à laquelle est confronté le gouvernement d’Abelardo De la Espriella, investi le 7 août, trois jours seulement avant la catastrophe.

Le président de droite dure, allié de Washington, a indiqué avoir chargé le ministre du Logement de mettre en oeuvre un «Plan miracle de reconstruction», avec le soutien d’entreprises du bâtiment, d’établissements financiers, de compagnies d’assurance, de gouverneurs et de maires.

Ce ministre, Jaime Andrés Beltran, a fait l’objet de critiques pour avoir passé du temps à la plage avec sa famille, en pleine crise.