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Le Kennedy Center réitère son appel en faveur d'une fermeture

Le conseil d’administration favorable à Trump, se bat devant les tribunaux pour faire avancer son projet.

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Le John F. Kennedy Center for the Performing Arts, photographié le mercredi 2 septembre 2026 à Washington. (Photo AP/Mark Schiefelbein) Le John F. Kennedy Center for the Performing Arts, photographié le mercredi 2 septembre 2026 à Washington. Photo AP (Mark Schiefelbein)

Un morceau de plafond s’est effondré dans l’un des couloirs principaux du Kennedy Center, selon un porte-parole qui a déclaré que ces dégâts soulignaient la nécessité de fermer ce lieu historique dédié aux arts afin de procéder aux travaux de rénovation souhaités par le président Donald Trump.

Personne n’a été blessé lorsqu’une partie du plafond du grand foyer du Kennedy Center s’est effondrée vendredi soir, a déclaré Roma Daravi, vice-présidente chargée des relations publiques du centre.

Les photos fournies par le centre montrent un grand trou dans le haut plafond et des débris jonchant le tapis rouge dans une partie du couloir qui relie les trois principales salles de spectacle du Kennedy Center. Les dégâts se sont produits lors d’une tempête qui a frappé Washington.

Le conseil d’administration du Kennedy Center, favorable à Trump, se bat devant les tribunaux pour faire avancer son projet visant à ajouter le nom de Trump sur la façade du bâtiment et à fermer le centre pendant deux ans, le temps de travaux de rénovation d’un montant de 250 millions $ US.

M. Daravi a qualifié l’effondrement partiel du plafond survenu vendredi d’«autre exemple de la nécessité urgente de fermer le centre pour le rénover et le redynamiser, comme l’a défendu notre président, le président Trump».

«Cette défaillance structurelle résulte de décennies de négligence et d’entretien reporté par la direction précédente, et rien ne justifie de nouveaux retards dans la restauration de ce centre culturel américain», a expliqué M. Daravi dans un communiqué.

Les efforts de Donald Trump pour apposer son nom et apporter d’autres changements majeurs au centre créé en l’honneur du président John F. Kennedy après son assassinat ne constituent qu’une partie du programme plus large de Donald Trump pour son second mandat, visant à remodeler Washington.

Donald Trump a déjà fait démolir l’aile Est de la Maison-Blanche pour y aménager une salle de bal. Il prévoit également la construction d’un arc de triomphe près du cimetière national d’Arlington et la rénovation d’un parcours de golf le long du fleuve Potomac.

Le juge fédéral de district Christopher Cooper a statué en mai que le nom de Donald Trump avait été ajouté illégalement au Kennedy Center et a ordonné son retrait. Il a également empêché l’administration de fermer le site pour des travaux de rénovation.

Le juge doit désormais se prononcer sur un vote du conseil d’administration du Kennedy Center, datant du mois d’août, visant à réinscrire le nom de Trump sur la façade afin que celle-ci porte l’inscription suivante : «Le Centre John F. Kennedy pour les arts du spectacle, restauré et rénové par le président Donald J. Trump.»

Les avocats du ministère de la Justice ont fait valoir que les dons destinés aux travaux de rénovation se tariraient si le nom de Donald Trump ne figurait pas sur le bâtiment.

D’autres changements ont été mis en œuvre. La semaine dernière, le Kennedy Center a retiré une grande sculpture représentant un bonhomme allumette, connue sous le nom de «Blue», qui se trouvait à l’extérieur du centre depuis 2019. Le Kennedy Center n’a donné aucune raison pour ce retrait, mais a déclaré dans un communiqué : «Nous sommes honorés d’avoir été les gardiens» de l’œuvre du sculpteur Joel Shapiro, aujourd’hui décédé.

Grace Terpstra, de «Keep the KC», un collectif local qui lutte contre la fermeture du Kennedy Center, a déclaré qu’elle soupçonnait le conseil d’administration de se saisir de ce qui semble être des dégâts limités au plafond «pour faire valoir que l’ensemble du bâtiment doit être fermé, sous peine de s’effondrer sur tout le monde».

«Je pense qu’ils vont essayer d’en faire toute une histoire et de montrer qu’ils ont découvert beaucoup d’autres problèmes», a dit Mme Terpstra, fondatrice du groupe.