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La France se prépare à une nouvelle vague de chaleur

L’agence météorologique nationale prévoit des températures avoisinant les 40°C à partir de mardi dans le sud-est de la France.

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Des personnes traversent un barrage en pierre, habituellement recouvert d'eau, pour se rendre à la «Maeuseturm» (tour aux souris), située au milieu du Rhin à Bingen, en Allemagne, le lundi 10 août 2026. AP Photo Des personnes traversent un barrage en pierre, habituellement recouvert d'eau, pour se rendre à la «Maeuseturm» (tour aux souris), située au milieu du Rhin à Bingen, en Allemagne, le lundi 10 août 2026. AP Photo (Michael Probst)

La France se prépare à affronter sa cinquième canicule de la saison, qui vient s’ajouter à une période de forte chaleur qui a fait grimper les températures à plusieurs reprises dans tout le pays depuis le mois de mai.

L’agence météorologique nationale Météo-France prévoit des températures avoisinant les 40 °C à partir de mardi dans le sud-est de la France.

Partout en Europe, cette chaleur extrême a commencé en mai et a contribué à d’importants feux de forêt, à une sécheresse prolongée et à de nouveaux records nationaux de température, ainsi qu’à des milliers de décès qui seraient liés à la chaleur.

À l’échelle mondiale, il s’agit à ce jour de la troisième année la plus chaude, derrière 2024 et 2025, selon les statistiques climatiques. Mais 2026 a encore le temps de rattraper son retard.

En raison du double effet combiné du réchauffement climatique accéléré d’origine humaine et d’un phénomène El Niño de très grande ampleur — un réchauffement périodique de certaines parties du Pacifique entraînant des variations de température à l’échelle mondiale —, il y a de plus en plus de chances que, d’ici la fin de l’année, 2026 devienne l’année la plus chaude jamais enregistrée, ont indiqué des scientifiques.

Le mois dernier a enregistré la température moyenne de surface de la mer la plus élevée jamais observée pour un mois de juillet dans les océans extrapolaires, c’est-à-dire les océans exempts de glace de mer saisonnière, selon l’agence européenne pour le climat Copernicus.

Ce phénomène a été en partie alimenté par le développement des conditions d’El Niño dans le Pacifique équatorial, a précisé l’agence. Le nouveau record moyen pour le mois de juillet s’établit à 20,96 °C, dépassant ainsi le record de 2023 qui était de 20,89 °C.

Toutefois, la température moyenne de l’air en surface à l’échelle mondiale s’est élevée le mois dernier à 16,90 °C, ce qui en fait seulement le deuxième mois de juillet le plus chaud jamais enregistré, à égalité avec juillet 2024, a indiqué Copernicus.

En Europe occidentale, par ailleurs, la température moyenne record pour la période juin-juillet a atteint 21,62 °C, a rapporté Copernicus, battant ainsi le record de 2022.

«Des systèmes de haute pression persistants ont piégé la chaleur au-dessus de l’Europe occidentale, et ces températures extrêmes ont également amplifié une sécheresse généralisée. À mesure que les sols s’assèchent, ils perdent leur capacité à assurer un refroidissement naturel, ce qui favorise une accumulation plus rapide de la chaleur», a expliqué Samantha Burgess, responsable stratégique pour le climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.

«C’est un exemple clair de la manière dont le changement climatique intensifie les phénomènes de chaleur extrême, la chaleur et la sécheresse se renforçant de plus en plus mutuellement.»

Feux de forêt en France: le brasier qui risque de couver pendant plusieurs mois Dans les 42 000 hectares de forêt ravagée par l’incendie qui sévit près de Bordeaux dans le sud-ouest de la France, pompiers et forestiers s’attendent à une veille de longue haleine pour noyer les «feux zombies» qui risquent de couver pendant «plusieurs mois» en sous-sol.

En France seulement, des alertes de canicule ont été diffusées pour la première fois de l’histoire en mai, mois au cours duquel plus de la moitié du pays a enregistré de nouveaux records mensuels de température. La chaleur s’est intensifiée en juin, période durant laquelle au moins 5700 décès supplémentaires par rapport à la normale ont été recensés, selon Santé publique France.

Météo-France a indiqué que le 23 juin avait été la journée la plus chaude jamais enregistrée dans le pays. Les températures ont atteint 44,3 °C dans le sud-ouest.

Deux autres vagues de chaleur ont été enregistrées en juillet, amplifiant un incendie de forêt historique dans le sud-ouest de la France qui a contraint 220 000 personnes à fuir leur domicile, dans le cadre de l’une des plus grandes opérations d’évacuation sur le continent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Au Royaume-Uni, une alerte orange liée à la chaleur sera en vigueur dès mardi sur la majeure partie de l’Angleterre, les températures devant atteindre 36 °C plus tard cette semaine.

Les températures étaient légèrement plus fraîches lundi, mais le pays s’est préparé à sa cinquième vague de chaleur au cours d’un été exceptionnellement chaud et sec, la moitié de l’Angleterre et l’ensemble du Pays de Galles étant en proie à la sécheresse.

L’alerte de canicule met en garde contre des répercussions importantes sur les services de santé, notamment une augmentation du nombre de décès chez les personnes âgées et vulnérables.

Deux vagues de chaleur record en mai et juin ont entraîné plus de 2800 décès supplémentaires liés aux températures extrêmes.