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La Corée du Nord exige du «respect» de la Corée du Sud si elle veut dialoguer

Cette déclaration intervient après que l’armée sud-coréenne a exigé des excuses à Pyongyang pour des explosions de mines qui ont blessé trois de ses soldats le 21 septembre dans la DMZ.

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Kim Yo Jong, la sœur cadette du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, arrive pour assister à une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un au cosmodrome de Vostochny, situé à la périphérie de la ville de Tsiolkovsky, à environ 200 kilomètres (125 miles) de la ville de Blagovechtchensk, dans la région d'Amour, à l'extrême est de la Russie, le mercredi 13 septembre 2023. Kim Yo Jong, la sœur cadette du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, arrive pour assister à une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un au cosmodrome de Vostochny, situé à la périphérie de la ville de Tsiolkovsky, à environ 200 kilomètres (125 miles) de la ville de Blagovechtchensk, dans la région d'Amour, à l'extrême est de la Russie, le mercredi 13 septembre 2023. (Vladimir Smirnov/AP)

La puissante sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, Kim Yo Jong, a sommé jeudi la Corée du Sud de faire preuve du «plus grand respect» envers Pyongyang si elle veut espérer reprendre le dialogue.

«S’ils souhaitent réellement rétablir les relations entre la RPDC et la Corée du Sud, ils devraient tenir compte des sentiments de l’autre partie dans chaque parole et chaque acte, et commencer par témoigner du plus grand respect, de la plus grande considération et de la plus grande sincérité», a déclaré dans un communiqué relayé par les médias officiels Mme Kim, en utilisant l’acronyme officiel de la République populaire et démocratique de Corée.

Cette déclaration intervient après que l’armée sud-coréenne a exigé des excuses à Pyongyang pour des explosions de mines qui ont blessé trois de ses soldats le 21 septembre dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux pays. Les militaires sud-coréens accusent la Corée du Nord d’avoir posé ces mines du côté sud de la ligne de démarcation, en violation de l’armistice qui avait mis fin à la guerre de Corée (1950-1953).

Dans le même temps, le gouvernement du président sud-coréen de gauche, Lee Jae Myung, a néanmoins exhorté, le 1er octobre, la Corée du Nord à «rétablir la confiance et reprendre le dialogue».

La Corée du Nord a nié toute responsabilité dans les explosions dans la DMZ, que Kim Yo Jong, considérée comme un des poids lourds du régime nord-coréen, a qualifié de «farce auto-orchestrée» par le Sud.

«Imbéciles de naissance»

«À en juger par les actions des autorités de Séoul, tout est truffé de jugements unilatéraux, de décisions unilatérales et d’annonces unilatérales», a‑t‑elle déclaré. «Soit ils sont politiquement immatures, soit ils sont véritablement incorrigibles, des imbéciles de naissance», a conclu la sœur de Kim Jong-un.

Le contact est totalement rompu entre Séoul et Pyongyang depuis que, fin 2023, Kim Jong-un a officiellement renoncé à toute perspective de réunification de la Péninsule coréenne et qualifié la Corée du Sud «d’ennemi principal».

La Corée du Nord a depuis entrepris de fortifier sa partie de la DMZ, zone-tampon de 4 km de large et d’environ 250 km de long, considérant la ligne de démarcation qui court en son milieu comme sa frontière avec un État hostile plutôt que comme une ligne de séparation provisoire.

Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025 à Séoul, Lee Jae Myung multiplie les efforts pour tenter de renouer le dialogue avec le Nord, jusqu’à présent en vain.

La «position absolue et immuable» de la Corée du Nord est qu’«il n’y aura absolument aucun échange, aucun engagement, ni même aucun contact en face à face avec la Corée du Sud», a répété jeudi Kim Yo Jong.