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La Corée du Nord lance un missile balistique, selon Séoul

Le ministère japonais de la Défense a précisé que le missile avait atterri en dehors de la zone économique exclusive du pays.

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Un écran de télévision diffuse une image d'archive montrant le lancement d'un missile nord-coréen lors d'un journal télévisé à la gare de Séoul, en Corée du Sud, le samedi 3 octobre 2026. Photo AP/Ahn Young-joon Un écran de télévision diffuse une image d'archive montrant le lancement d'un missile nord-coréen lors d'un journal télévisé à la gare de Séoul, en Corée du Sud, le samedi 3 octobre 2026. (Ahn Young-joon)

La Corée du Nord a tiré samedi un missile balistique en direction de la mer, ont indiqué les forces armées sud-coréennes, prolongeant ainsi une série récente d’essais d’armes sur fond de tensions accrues entre les deux pays rivaux, à la suite de l’explosion de mines terrestres à la frontière qui a blessé trois soldats sud-coréens.

L’état-major interarmées sud-coréen a indiqué que le missile, lancé depuis la région côtière de Wonsan, à l’est de la Corée du Nord, avait parcouru plus de 700 kilomètres et que les armées sud-coréenne et américaine analysaient actuellement les détails de ce tir.

Le ministère japonais de la Défense a précisé que le missile avait atterri en dehors de la zone économique exclusive du pays.

L’état-major interarmées sud-coréen a mentionné que l’armée avait renforcé sa surveillance et sa vigilance face à d’éventuels nouveaux tirs en provenance de la Corée du Nord et qu’elle partageait étroitement ses informations avec les États-Unis et le Japon.

Le bureau de la sécurité nationale de la présidence à Séoul a appelé la Corée du Nord à mettre immédiatement fin à ses tirs balistiques répétés, les qualifiant de violations des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU et d’«acte grave qui ne contribue en rien à la gestion de la situation actuelle».

Ce tir «ne constituait pas une menace immédiate pour le personnel ou le territoire américains ni pour nos alliés», a indiqué le Commandement américain du Pacifique.

L’événement est survenu au lendemain des propos de la puissante sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui a tourné en dérision les demandes sud-coréennes visant à ce que la Corée du Nord présente des excuses pour les explosions de mines terrestres.

La Corée du Sud et le Commandement des Nations unies dirigé par les États-Unis ont affirmé que ces explosions avaient été causées par des mines nord-coréennes posées au sud de la ligne de démarcation militaire.

La Corée du Sud a également appelé la Corée du Nord à mettre fin à ses récents efforts de fortification de la frontière, notamment l’installation de mines et de barrières antichars, qui se sont accélérés après que Kim Jong-un a, en 2024, abandonné l’objectif de longue date de son gouvernement visant la réconciliation avec le Sud et déclaré Séoul comme un adversaire permanent.

Kim Yo Jong, la sœur du dirigeant et sans doute la deuxième personnalité la plus puissante de Pyongyang, a qualifié vendredi de «tout à fait pathétiques» les exigences de Séoul concernant les explosions de mines, affirmant que la Corée du Nord avait l’intention de rompre définitivement ses liens avec le Sud.

Dans une déclaration précédente, elle avait nié toute responsabilité de la Corée du Nord dans ces explosions et menacé de riposter si la Corée du Sud ouvrait le feu sur les troupes nord-coréennes fortifiant la frontière.

Le tir de samedi était le dernier d’une série de démonstrations militaires nord-coréennes ces dernières semaines, comprenant notamment des essais d’un système de missiles prétendument hypersoniques, des exercices de tir réel et la mise en service d’un nouveau navire de guerre, alors que Kim Jong-un continue d’afficher son programme nucléaire en pleine expansion malgré les appels des États-Unis à relancer la diplomatie.

M. Kim a largement abandonné la diplomatie avec Washington et Séoul depuis l’échec de ses négociations nucléaires avec le président américain Donald Trump en 2019 et a fait de Moscou le nouveau centre de sa politique étrangère, envoyant des milliers de soldats et d’importantes quantités d’armes pour soutenir la guerre du président Vladimir Poutine en Ukraine.

En août, M. Trump a réduit l’ampleur d’un important exercice militaire avec la Corée du Sud, dans un effort apparent pour relancer la diplomatie avec M. Kim, qui a condamné ces manœuvres en les qualifiant de répétitions en vue d’une invasion.

La Corée du Nord a jusqu’à présent rejeté les tentatives de rapprochement de M. Trump.

Elle affirme que Washington doit d’abord renoncer à sa «politique hostile» — un terme que Pyongyang utilise traditionnellement pour décrire les sanctions menées par les États-Unis et les exercices militaires conjoints américano-sud-coréens — et abandonner la dénucléarisation comme condition préalable aux pourparlers.