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L’accusation de Séoul sur des mines terrestres mérite «punition», selon la Corée du Nord

Le ministère nord-coréen a qualifié les résultats de l’enquête de «grave provocation» et «de violation éhontée de notre souveraineté qui mérite une punition certaine».

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Des soldats de l'armée sud-coréenne patrouillent le long de la clôture barbelée près de la frontière avec la Corée du Nord, à Paju, en Corée du Sud, mardi 29 septembre 2026. Photo AP Des soldats de l'armée sud-coréenne patrouillent le long de la clôture barbelée près de la frontière avec la Corée du Nord, à Paju, en Corée du Sud, mardi 29 septembre 2026. Photo AP (Ahn Young-joon)

Une enquête sud-coréenne, ayant conclu que la Corée du Nord était responsable d’explosions de mines terrestres dans la zone démilitarisée (DMZ) en septembre, constitue une violation de souveraineté, a déclaré Pyongyang mardi, en avertissant d’une «punition certaine».

Le ministère des Affaires étrangères nord-coréen a réagi dans un communiqué, après que Séoul a annoncé que des mesures étaient envisagées afin de contraindre Pyongyang à présenter des excuses pour ces explosions, qui ont blessé trois soldats sud-coréens.

Selon une enquête conjointe de la Corée du Sud avec le Commandement des Nations unies, dont les conclusions ont été publiées lundi, des mines terrestres ont été placées dans la DMZ par des troupes nord-coréennes il y a environ un an, ce que Pyongyang a nié.

Séoul a appelé la Corée du Nord, puissance nucléaire, à retirer tout autre engin explosif installé du côté sud de la ligne de démarcation militaire (LDM) qui traverse la DMZ, frontière lourdement fortifiée qui divise la péninsule coréenne depuis l’armistice de 1953.

Mardi, le ministère nord-coréen a qualifié les résultats de l’enquête de «grave provocation» et «de violation éhontée de notre souveraineté qui mérite une punition certaine».

Dans son communiqué, diffusé par les médias d’État, il a dénoncé une «farce préméditée» créant «un nouveau danger de guerre».

«Si une botte militaire ou une étincelle en provenance de (Corée du Sud) franchit la frontière ne serait-ce que d’un millimètre pour violer notre territoire, les forces de (Corée du Nord) engageront une riposte immédiate et puissante», a-t-il averti.

Plus tôt, l’armée sud-coréenne avait indiqué qu’elle étudiait des actions non spécifiées pour contraindre Pyongyang à présenter des excuses.

Par le passé, des incidents dus à des mines terrestres dans la DMZ ont déjà ravivé les tensions entre les deux Corées, qui restent techniquement en guerre.

En 2015, deux soldats sud-coréens avaient ainsi été grièvement blessés par l’explosion d’une mine du côté sud de la zone.

Séoul avait conclu que des troupes nord-coréennes avaient franchi la ligne de démarcation pour poser des mines, ce que Pyongyang avait démenti.

Depuis 2024, la Corée du Nord a posé des mines et érigé des obstacles antichars de son côté de la frontière, afin de la renforcer.

Mardi, son ministère des Affaires étrangères a soutenu que Séoul cherche à présenter cette «fortification de la frontière sud (…) comme une +invasion militaire+ et (à) la retarder».