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Israël annonce une rencontre entre Nétanyahou et Trump cette semaine

Les négociations entre l’Iran et les États-Unis seront au cœur de cette rencontre entre les deux hommes.

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Sur cette photo diffusée par le ministère iranien des Affaires étrangères, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi (au centre), se rend au lieu des pourparlers irano-américains, à Mascate (Oman), le vendredi 6 février 2026. (Minis... Sur cette photo diffusée par le ministère iranien des Affaires étrangères, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi (au centre), se rend au lieu des pourparlers irano-américains, à Mascate (Oman), le vendredi 6 février 2026. (Ministère iranien des Affaires étrangères via AP)

Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, rencontrera mercredi le président américain Donald Trump à Washington pour discuter des négociations entre les États-Unis et l’Iran, a annoncé son cabinet samedi alors que les inquiétudes concernant un possible conflit régional restent vives.

«Le premier ministre estime que toutes les négociations doivent inclure la limitation des missiles balistiques et la fin du soutien à l’axe iranien», a déclaré le cabinet de M. Nétanyahou dans un bref communiqué.

Les États-Unis et l’Iran ont tenu vendredi des pourparlers indirects à Oman, qui semblaient revenir au point de départ des discussions sur le programme nucléaire iranien.

M. Trump a indiqué que les États-Unis avaient eu des discussions «très fructueuses» et que d’autres étaient prévues en début de semaine prochaine.

Les États-Unis étaient représentés par l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et par Jared Kushner, le gendre de M. Trump.

Donald Trump a menacé à plusieurs reprises d’utiliser la force pour contraindre l’Iran à conclure un accord sur son programme nucléaire, après avoir déployé le porte-avions USS Abraham Lincoln et d’autres navires de guerre dans la région, alors que Téhéran réprimait violemment les manifestations nationales qui ont fait des milliers de morts et des dizaines de milliers d’arrestations.

Les pays arabes du Golfe craignent qu’une attaque ne déclenche une guerre régionale qui les entraînerait également dans le conflit, le souvenir de la guerre de douze jours lancée par Israël contre l’Iran en juin dernier étant encore vif.

Pour la première fois dans les négociations avec l’Iran, les États-Unis ont dépêché vendredi leur plus haut commandant militaire au Moyen-Orient. L’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central des États-Unis, s’est rendu samedi à bord de l’USS Abraham Lincoln en compagnie de M. Witkoff et M. Kushner, a appris le commandement dans un communiqué.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a assuré vendredi aux journalistes que «les pourparlers nucléaires et le règlement des principaux points doivent se dérouler dans un climat apaisé, sans tension ni menaces».

M. Araghchi a ajouté que les diplomates regagneraient leurs capitales, signifiant ainsi la fin de ce cycle de négociations.

Les conditions que l’Iran est disposé à négocier lors de ces pourparlers restent floues. Téhéran a maintenu que ces discussions porteraient uniquement sur son programme nucléaire.

Cependant, la chaîne d’information par satellite Al Jazeera a rapporté que des diplomates égyptiens, turcs et qataris avaient proposé à l’Iran un accord prévoyant l’arrêt de l’enrichissement d’uranium pendant trois ans, l’exportation de son uranium hautement enrichi hors du pays et l’engagement de «ne pas utiliser de missiles balistiques».

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a avancé mercredi que les négociations devaient impérativement aborder tous ces points.