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Incident près d’une base militaire en Angleterre: deux hommes accusés d’atteinte à la sécurité nationale

«Nous avons constaté ces derniers mois toute une série d’incidents qui, selon nous, ont été orchestrés par l’État iranien», a déclaré Laurence Taylor, le chef de la police antiterroriste.

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Un bombardier B-1 décolle de la base aérienne de Fairford, en Angleterre, le septembre 2026. Photo AP Un bombardier B-1 décolle de la base aérienne de Fairford, en Angleterre, le septembre 2026. Photo AP (Alastair Grant)

Deux Britanniques ont été accusés mardi d’atteinte à la sécurité nationale dans le cadre de l’enquête sur un incident près de la base aérienne anglaise de Fairford fin septembre, a annoncé la police antiterroriste britannique, qui a pointé du doigt la responsabilité de l’Iran.

Mohmed Ahmad Abdulkarim, 24 ans, est poursuivi pour avoir aidé un service de renseignement étranger, a indiqué la police dans un communiqué. «Nous pensons que ce pays est l’Iran», a déclaré Laurence Taylor, le chef de la police antiterroriste.

Nouman Essghir, également 24 ans, est accusé de s’être introduit dans un site interdit dans un but préjudiciable au Royaume-Uni, des faits qui se seraient produits le 22 août.

«Nous avons constaté ces derniers mois toute une série d’incidents qui, selon nous, ont été orchestrés par l’État iranien», a déclaré Laurence Taylor, cité dans le communiqué.

La police britannique était intervenue le 27 septembre après le signalement de «trois véhicules suspects» près de la base aérienne de Fairford (sud-ouest de l’Angleterre), utilisée par les États-Unis dans leur conflit contre l’Iran.

Un vaste périmètre avait été bouclé et des dizaines de foyers évacués autour de l’aérodrome.

À l’intérieur des véhicules, la police n’avait trouvé «aucun engin explosif», mais de l’essence «en quantité».

Cinq autres hommes ont été arrêtés dans cette enquête, mais ont été libérés sous caution.

La libération de ces suspects avait suscité la désapprobation du président américain Donald Trump.

Les États-Unis avaient annoncé quelques jours après l’incident le retrait de leurs bombardiers qui étaient stationnés sur ce site, en raison selon Donald Trump de «menaces» liées à l’Iran.

Le premier ministre britannique Andy Burnham avait déclaré le 12 octobre devant le Parlement que l’incident était «presque certainement dirigé» par les Gardiens de la Révolution islamique iraniens (IRGC).

L’Iran a rejeté à plusieurs reprises ces accusations, niant toute implication.