Deux suspects, qui avaient été interpellés puis relâchés dans le cadre de l’enquête sur un incident près de la base aérienne anglaise de Fairford fin septembre, ont à nouveau été arrêtés mardi, soupçonnés d’espionnage pour le compte de l’Iran, a annoncé la police anti-terroriste britannique.
«Un ressortissant britannique de 24 ans et un Britanno-Iranien de 25 ans», tous deux résidents du quartier de Westminster à Londres, «ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir aidé un service de renseignement étranger», a indiqué la police, précisant que «le pays concerné par cette enquête est l’Iran».
L’homme de 24 ans avait été interpellé le 27 septembre avec quatre autres suspects pour «préparation d’actes terroristes» sur les lieux de l’incident, près de la base aérienne de Fairford (sud-ouest de l’Angleterre) utilisée par les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran.
La police britannique était intervenue après le signalement de «trois véhicules suspects». Un vaste périmètre avait été bouclé et des dizaines de foyers évacués autour de l’aérodrome.
À l’intérieur des véhicules, la police n’avait trouvé «aucun engin explosif», mais de l’essence «en quantité».
L’homme de 25 ans à la double nationalité britanno-iranienne, avait quant à lui été arrêté le 1er octobre à Londres, également pour «préparation d’actes terroristes». Un septième homme l’avait été le 6 octobre.
Les sept suspects avaient tous été libérés sous caution, ce qui avait suscité la désapprobation du président américain Donald Trump.
Les États-Unis avaient annoncé quelques jours après l’incident le retrait de leurs bombardiers qui étaient stationnés sur ce site, en raison selon Donald Trump de «menaces» liées à l’Iran.
Le premier ministre britannique Andy Burnham avait déclaré le 12 octobre devant le Parlement que l’incident était «presque certainement dirigé» par les Gardiens de la Révolution islamique iraniens (IRGC).
L’Iran a rejeté à plusieurs reprises ces accusations, niant toute implication.
«Il s’agit d’une enquête en cours, et nous continuons à rassembler des preuves, mais à ce stade notre position reste inchangée : nous estimons hautement probable qu’il y ait une implication de l’État iranien», a déclaré le chef de la police antiterroriste, Laurence Taylor, cité dans le communiqué de la police.
«Nos enquêteurs continuent d’examiner quel a été le degré de cette implication et l’objectif qui la sous-tendait», a-t-il ajouté.
