OTTAWA — Le Canada se joint à près d'une trentaine d’autres pays pour dénoncer l’implication apparente de l’Iran dans un projet d’attaque contre une base aérienne en Angleterre.
Dans une déclaration commune, ces pays affirment condamner «avec la plus grande fermeté le recours par l’Iran à des attaques violentes».
Le premier ministre britannique, Andy Burnham, a déclaré lundi qu’un complot terroriste présumé visant une base aérienne militaire gérée par les États-Unis le mois dernier avait «presque certainement» été orchestré par les Gardiens de la révolution islamique.
«Nous prenons acte de l’attribution, par le Royaume-Uni, de l’implication de l’Iran dans l’incident survenu le 27 septembre à la base aérienne de Fairford», peut-on lire dans la déclaration.
Le communiqué fait également état d'une «récente campagne d’attaques menées partout en Europe contre des communautés juives, des journalistes iraniens et des intérêts américains, revendiquée par Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya», un groupe pro-iranien.
Les pays signataires de la déclaration commune affirment que toute tentative de l’Iran visant à menacer des personnes sur leur territoire par l’intermédiaire de mandataires est inacceptable.
Parmi les signataires figurent notamment les États-Unis, la France, l’Allemagne et l’Australie.
«Quiconque mène des activités hostiles pour le compte de l’Iran, ou de tout autre État, doit savoir que nous prendrons des mesures pour identifier ces actes, enquêter sur ceux-ci, les perturber et engager des poursuites», indique la déclaration.
La police a arrêté sept hommes dans le cadre de l'enquête sur le complot présumé à la base aérienne de la Royal Air Force à Fairford, mais tous les suspects ont été remis en liberté sous caution et personne n'a été inculpé à ce jour.
La base aérienne de Fairford a été utilisée par des bombardiers américains pour frapper l'Iran dans le cadre de la guerre en cours.
L'Iran a nié toute implication, bien qu'il ait précédemment déclaré qu'il considérait toute base utilisée pour attaquer son territoire comme une cible légitime.
— Avec des informations de l’Associated Press
Anja Karadeglija, La Presse Canadienne

