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Exploitation pétrolière aux Malouines: l’Argentine menace le Royaume-Uni d’une procédure d’arbitrage

«Si, d’ici deux semaines, le Royaume-Uni ne freine pas cette exploitation illégitime, nous saisirons le Tribunal international du droit de la mer», a averti Milei.

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Le président argentin Javier Milei participe à une réunion de la coalition politique et de sécurité multinationale « Shield of the Americas » en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, mardi 22 septembre 2026, au siège de l'ONU. Pool Photo via AP Le président argentin Javier Milei participe à une réunion de la coalition politique et de sécurité multinationale « Shield of the Americas » en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, mardi 22 septembre 2026, au siège de l'ONU. Pool Photo via AP (Charly Triballeau)

Le président argentin Javier Milei a menacé lundi d’initier une procédure d’arbitrage international contre le Royaume-Uni concernant un projet pétrolier près de l’archipel des Malouines, dont Buenos Aires revendique la souveraineté.

«J’ai donné instruction au ministère des Affaires étrangères et à nos équipes juridiques d’engager un arbitrage international contre le Royaume-Uni pour le pillage illégal de nos ressources à travers le projet Sea Lion dans le bassin des Malouines Nord», a écrit le dirigeant ultralibéral sur X.

Le projet Sea Lion, porté par les entreprises britannique Rockhopper et israélienne Navitas, prévoit de commencer à extraire du pétrole en 2028 dans des eaux proches de cet archipel administré par le Royaume-Uni.

«Si, d’ici deux semaines, le Royaume-Uni ne freine pas cette exploitation illégitime, nous saisirons le Tribunal international du droit de la mer», a averti Milei.

Depuis des décennies, l’ONU reconnaît l’existence d’un différend de souveraineté entre les deux pays et exhorte les parties à ne pas prendre de décisions unilatérales concernant ce territoire, une injonction que, selon Buenos Aires, les Britanniques ne respectent pas.

Le soleil perce à travers les nuages au-dessus de Stanley, dans les îles Falkland, également connues sous le nom d'Islas Malvinas, le 14 mars 2026. Photo AP Le soleil perce à travers les nuages au-dessus de Stanley, dans les îles Falkland, également connues sous le nom d'Islas Malvinas, le 14 mars 2026. Photo AP (Ricardo Mazalan)

Situées à 600 km de l’Argentine, les Malouines ont été le théâtre d’une brève guerre en 1982 qui a fait 649 morts argentins et 255 Britanniques en 74 jours.

Le durcissement de ton récent de M. Milei sur cet archipel, sujet central dans l’identité argentine, a eu lieu début septembre, soit quelques jours après une inflexion, du moins perçue, de son allié Donald Trump sur le sujet.

Le président américain avait dit ne pas exclure de «revoir» la position américaine de neutralité concernant les Malouines.

Le Royaume-Uni a récemment dénoncé les «menaces» argentines contre les entreprises, en particulier du secteur des hydrocarbures, opérant près des îles Malouines, au lendemain du dépôt d’un projet de loi par le président argentin prévoyant de durcir les sanctions contre elles.