Deux membres des familles des victimes du 11 septembre ont profité de la tribune de la cérémonie organisée vendredi à New York pour s’en prendre violemment à l’Arabie saoudite, accusée d’alimenter «le terrorisme anti-américain».
Alors que les intervenants sont censés se borner à lire les noms des victimes et évoquer des souvenirs, l’une d’elles, Terry Strada, est sortie du script pour «regretter que 25 ans après, nous n’ayons toujours pas obtenu justice pour le rôle joué par l’Arabie saoudite dans votre assassinat».
«Oui, nous avons enfin pu porter cette affaire devant un tribunal et établir que le Royaume d’Arabie saoudite avait entretenu une culture nauséabonde de terrorisme anti-américain à travers le monde», a-t-elle poursuivi.
«Mais pendant 25 ans, administration après administration, y compris des dirigeants qui se tiennent aujourd’hui devant nous, ont choisi de protéger les Saoudiens plutôt que de se tenir aux côtés des familles du 11 septembre», a encore dit Mme Strada.
«Le président Trump peut encore changer cela. Dites aux Saoudiens d’arrêter de mentir», a-t-elle ajouté, demandant au vice-président JD Vance, présent à la cérémonie, de «porter ce message auprès d’eux».

Un peu plus tard, un autre proche des victimes, qui n’a pas été immédiatement identifié, a déclaré au même micro que «depuis 25 ans, l’État profond a caché la vérité sur ce qui s’est passé ce jour-là».
«Président Trump, vous êtes notre dernier espoir. Rendez publics dans leur version intégrale les dossiers qui impliquent l’Arabie saoudite, tant qu’il reste encore des familles de victimes en vie pour pouvoir en prendre connaissance», a-t-il lancé.
Tous deux ont été applaudis par une partie de la foule, composée de proches des disparus, ainsi que, parmi les officiels, de quatre anciens présidents américains.
Une majorité des pirates de l’air à l’origine des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis étaient saoudiens, tout comme leur commanditaire, l’ancien chef d’Al-Qaïda Oussama ben Laden.