Le temps chaud et sec à des conséquences sur l’approvisionnement en eau à Saguenay, si bien que les autorités municipales ont demandé à certains citoyens de fournir un effort d’ici samedi pour réduire leur consommation d’eau.
L’avis publié mardi vise les résidents des secteurs de Chicoutimi-Nord et de Shipshaw-Nord.
Saguenay demande donc aux gens de réduire leur consommation d’eau potable «au strict nécessaire» afin d’éviter un bris de service.
«En raison de la forte demande sur le réseau d’aqueduc, la collaboration de tous est essentielle afin de maintenir un approvisionnement adéquat en eau potable», a-t-on indiqué dans un communiqué de presse.
D’ici à samedi, il est demandé d’éviter l’arrosage des pelouses et des jardins, le lavage des véhicules, le remplissage des piscines et toute autre utilisation extérieure de l’eau jugée non essentielle.
Des réserves d’eau fragiles
Saguenay n’est pas la seule municipalité à devoir conjuguer avec des réserves d’eau potable fragiles.
La municipalité de Saint-Hyacinthe en Montérégie vient d’adopter un nouveau règlement municipal qui interdit d’arroser sa pelouse lors des mois de juin, juillet et août.
La mesure a été prise afin de pallier un problème de déficit en production d’eau potable qui perdure depuis quelques années. «L’été, c’est la période où la rivière Yamaska est à son plus bas niveau. La production de l’eau coûte excessivement cher», avait expliqué le maire de Saint-Hyacinthe, André Beauregard.
Depuis la fin de mai dernier, la Ville de Montréal avait demandé aussi à ses citoyens de réduire leur consommation d’eau potable.
L’objectif, selon les responsables, est d’économiser 100 millions de litres d’eau par jour afin de faciliter «les travaux d’urgence qui doivent être effectués sur le réseau de distribution d’eau» situé sous l’avenue Atwater.
Outre Montréal, les villes et communes suivantes sont concernées par cette mesure d’économie d’eau : Côte-Saint-Luc, Hampstead, Montréal-Est, Montréal-Ouest, Mont-Royal et Westmount.
L’eau, un enjeu prioritaire
En mars dernier, des organisations, dont la Fédération des municipalités du Québec (FMQ) et le Réseau environnement, avaient exhorté les partis politiques à mettre le financement des infrastructures municipales en eau en avant dans leur programme en vue des prochaines élections provinciales.
En point de presse à Montréal, les intervenants avaient mentionné que le Québec n’était pas épargné par la faillite mondiale de l’eau relevée par l’Organisation des Nations Unies.
«Nous sommes à un point de rupture au Québec. C’est impératif d’agir, de résorber notre déficit de maintien d’actif, de mettre en place un autofinancement pour le maintien actif et de mettre progressivement à niveau nos infrastructures», avait souligné le président-directeur général de Réseau Environnement, Mathieu Laneuville.
Avec des informations de Sabrina Rivet et Émeric Montminy pour Noovo Info ainsi que de CTV News et de La Presse canadienne

