🌐 Guerre commerciale Canada–États-Unis

Un candidat à la mairie de Toronto propose un nouveau nom pour New York après la proposition de Lake America de Trump

«On peut être deux à jouer à ce jeu.»

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Toronto mayoral candidate Brad Bradford said that New York state should be known as “the Province of New York” in a post on social media.

Si le président américain Donald Trump rebaptisait le lac Ontario «lac Amérique» pour contrarier la province dans le cadre d’une guerre commerciale, Brad Bradford, candidat à la mairie de Toronto, estime que l’État de New York devrait alors s’appeler «la province de New York».

Ce texte est la traduction d’un article de CTV News.

Mardi matin, Trump a menacé de renommer ce Grand Lac dans un message publié sur Truth Social, affirmant qu’il ne s’attendait plus à «faire beaucoup d’affaires avec l’Ontario».

Quelques heures plus tard, Bradford a partagé une vidéo sur les réseaux sociaux accompagnée d’un message à l’attention de Trump : «On peut être deux à jouer à ce jeu.»

Bradford a évoqué New York, qui borde le lac Ontario aux côtés de Toronto, et a fait référence à l’histoire de cet État.

«De 1664 à 1776, elle s’appelait en fait la province de New York. C’était une colonie britannique qui portait le nom d’un duc», a rappelé Bradford dans la vidéo, alors qu’il était assis sur un banc face au lac Ontario. La colonie avait été baptisée en l’honneur de Jacques II d’Angleterre, duc d’York.

Si Bradford venait à être élu lors des prochaines élections municipales du 26 octobre, il a plaisanté en disant qu’il veillerait à ce que New York soit désormais connue sous le nom de «province de New York» afin d’honorer ses racines coloniales.

«Je serais même ravi de lui envoyer une plaque», a poursuivi Bradford. «Lorsque le président Trump prendra sa retraite – et il ne le fera jamais assez tôt –, il pourra regarder par la fenêtre, tout en haut de la Trump Tower, et admirer la grande province de New York.»

Blague à part, M. Bradford affirme que menacer de changer le nom d’un plan d’eau commun à deux pays n’entamera pas le patriotisme des Torontois, qui peuvent au contraire riposter contre cette nouvelle vague de droits de douane en achetant des produits canadiens.

«Nous ne pouvons pas changer ce que fait Washington, mais nous pouvons changer la façon dont Toronto se mobilise pour défendre les siens», a-t-il avancé.

Chris Alexander, également candidat à la mairie lors des prochaines élections municipales, a déclaré que M. Bradford «prenait à la légère» la guerre commerciale en cours avec les États-Unis.

«Nous sommes engagés dans une guerre commerciale sans précédent avec les États-Unis, et regardez ce qu’on nous propose. Un candidat se livre à des jeux de mots avec le président américain», a déploré M. Alexander dans un courriel adressé à CTV News, en réponse à la promesse de M. Bradford concernant la «province de New York».

«Une guerre commerciale n’est pas le moment de faire de la démagogie. C’est une menace pour l’emploi, pour les investissements, pour chaque foyer de cette ville.»

CTV News Toronto a contacté l’équipe de campagne d’Olivia Chow pour obtenir un commentaire sur la proposition de Bradford, mais n’a pas encore reçu de réponse.

S’adressant aux journalistes lundi, Mme Chow a déclaré que, même si les nouveaux droits de douane sur un large éventail de produits canadiens «allaient faire mal», elle était convaincue que l’économie de Toronto pouvait résister à cet impact.

«Toronto fait preuve d’une résilience incroyable, même dans ce climat d’incertitude. En 2026, nous sommes en passe de créer 16 000 emplois, de nouveaux emplois. Alors qu’aux États-Unis, dans de nombreuses grandes villes, le taux de chômage grimpe, le nôtre, je crois, est en baisse», a-t-elle déclaré.