Équipe de Christine Fréchette est en campagne électorale, mais le gouvernement continue de fonctionner et Québec a annoncé vendredi l’abaissement du seuil d’admissibilité à l’aide d’urgence aux entreprises dans la guerre commerciale.
Les petites et moyennes entreprises (PME) avec un chiffre d’affaires de 200 000$ à 2 millions de dollars (M$) pourront désormais se prévaloir de l’aide prévue au Programme d’aide d’urgence aux PME (PAUPME) – Tarifs douaniers.
La mouture précédente du PAUPME prévoyait de l’aide aux entreprises si leur chiffres d’affaires oscillait entre 1 M$ et 2 M$.
Les entreprises exportatrices aux États-Unis dont les produits sont visés par les droits de douane, ainsi que les fournisseurs et les sous-traitants seront admissibles à cette aide. Ces entreprises pourront recevoir un prêt pouvant atteindre 150 000 $.
Dans un communiqué, le gouvernement a aussi précisé avoir retiré un critère d’admissibilité «trop restrictif» pour l’industrie forestière.
«Une exception est introduite pour les PME de l’industrie forestière quant à la condition exigeant de démontrer leur rentabilité pour au moins un des deux derniers exercices financiers», a-t-on écrit.
Le PAUPME est géré par les municipalités régionales de comté.
Un autre programme d’aide aux entreprises existe au Québec tandis que les États-Unis imposent des droits de douane de 50% sur de nombreux produits canadiens, pour les compagnies dont le revenu excède les 2 M$ et dont les revenus sont considérablement réduits par des tarifs douaniers américains de 25% et plus sur les exportations canadiennes.
Ce programme prend la forme d’un prêt. Le Fonds offensif pour le renforcement des capacités économiques (FORCE) offre des aides financières sous la forme de prêts avec un moratoire de remboursement du capital allant jusqu’à 24 mois. Le FORCE propose aussi un congé d’intérêts pendant la première année.

