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PSPP critique l’approche «dollar pour dollar» préconisée par Ottawa

Le chef du PQ n’est pas d’accord avec l’approche de Mark Carney.

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Riposte tarifaire du Canada: les réactions au Québec Voyez le compte-rendu de Jean-François Poudrier.

MONTRÉAL — Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a critiqué l’approche «dollar pour dollar» préconisée par Ottawa dans la guerre commerciale, mardi, lors de la présentation de quatre candidats, dont Nicolas Marceau, ancien ministre des Finances et de l’Économie du Québec.

Paul St-Pierre Plamondon a présenté à la presse mardi quatre candidats qui feront partie, selon lui, de «l’une des équipes économiques les plus compétentes et les plus expérimentées de l’histoire politique récente».

Ce sont eux qui «seront aux commandes pour gérer la situation tarifaire avec les États-Unis, avec intelligence et avec calme», a indiqué Paul St-Pierre Plamondon, avant de présenter l’économiste Dieudonné Ella Oyono, l’ancien président-directeur général de Montréal International, Stéphane Paquet, la directrice générale et chef des relations avec la clientèle chez Desjardins, Nathalie Bisaillon, et l’ancien ministre des Finances Nicolas Marceau.

Le chef du PQ a enchaîné en critiquant l’approche de Mark Carney de mener une riposte «dollar pour dollar» avec les États-Unis, et, par la bande, il a également critiqué la première ministre Christine Fréchette en laissant entendre que le Québec n’avait pas été en mesure de se faire entendre par Ottawa.

«Nous étions d'accord avec Christine Fréchette, les tarifs dollar pour dollar sont une mauvaise stratégie pour les PME québécoises» qui peut être «très dommageable», car «elle touchera davantage les entreprises du Québec» que celles d’autres provinces, a indiqué le chef du PQ.

«Le résultat est que notre demande principale, celle de ne pas procéder à des contre-tarifs dollar pour dollar, aujourd'hui, n'a pas été entendue par le fédéral», a indiqué Paul-St-Pierre Plamondon, en rappelant qu’un «contre-tarif, c'est quand on impose une surtaxe sur un bien américain de sorte qu'il coûtera plus cher pour une entreprise québécoise de s'en servir dans sa production ou il en coûtera cher pour un consommateur québécois qui veut acheter ce produit-là ».

Qu’est-ce que propose le chef du PQ, si ce n’est pas une approche «dollar pour dollar»?

À cette question, Paul St-Pierre Plamondon a répondu que «l'approche préconisée, en principe, était celle de cibler des domaines de la production américaine» en imposant «des contre-tarifs ciblés qui font mal à ces secteurs-là sans nous affecter dans notre production».

Questionné à savoir quels sont les secteurs qu’il faudrait cibler, le chef du PQ a répondu que «si vous nous demandez un contre-plan deux ou trois heures après le dépôt du plan du fédéral, vous allez devoir nous laisser quand même aller dans le détail, puis vous revenir là-dessus un peu plus tard».

Droits de douane équivalents

L'approche «dollar pour dollar» fait référence à la décision d'Ottawa de répondre à l’administration Trump avec des droits de douane équivalents à ceux imposés par les États-Unis.

Autrement dit, le fédéral appliquera à partir du 8 septembre des droits de douane sur une liste de plus de 700 produits au même taux que le gouvernement américain, qui varie de 15 % à 50 %.

La liste touche principalement des secteurs comme l’acier, les produits laitiers, l’électroménager, le matériel agricole, les pâtes et papiers et l’électronique.

L’objectif est de protéger les parts de marché locales des entreprises canadiennes affectées.

Christine Fréchette ne fera «aucun compromis»

Sur les réseaux sociaux mardi, la première ministre du Québec a écrit que son équipe analysera attentivement la liste des produits visés.

«La guerre commerciale, créée de toutes pièces par Trump, a déjà des impacts importants et ajoute une couche d’instabilité au Québec. Le Canada devait répondre. Je serai solidaire dans cette riposte, mais je ne ferai aucun compromis lorsqu’il s’agira de protéger nos emplois et les intérêts du Québec», a également indiqué Christine Fréchette.

Les quatre candidats présentés aux journalistes par le PQ mardi après-midi tenteront de se faire élire dans les régions de Montréal, de l’Estrie et de Lanaudière.

Nicolas Marceau se présentera dans Marie-Victorin, Stéphane Paquet à Pointe-aux-Trembles, Nathalie Bisaillon à Lacoste-Gérin-Lajoie et Dieudonné Ella Oyono dans Les Plaines.

Stéphane Blais, La Presse Canadienne