L’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra, estime que les responsables politiques canadiens doivent modérer leur discours alors qu’Ottawa et Washington restent enlisés dans un conflit commercial acharné, mais il a refusé de dire si le président américain Donald Trump devrait en faire autant.
S’adressant à CTV News après son arrivée à Gander, à Terre-Neuve-et-Labrador, pour une cérémonie marquant le 25e anniversaire des attentats terroristes du 11 septembre, Hoekstra a déclaré qu’il était «temps de calmer le jeu».
«Certains politiciens canadiens ont tenu des propos qu’ils regrettent d’avoir tenus, du moins d’après ce que j’ai entendu», a déclaré Hoekstra.
«Parlons du problème en question. Résolvons le problème et allons de l’avant.»
— Pete Hoekstra, ambassadeur des États-Unis au Canada
Lorsqu’on lui a demandé directement s’il transmettrait le même message à Trump, dont les publications sur les réseaux sociaux ont à plusieurs reprises pris pour cible le Canada et suggéré que les États-Unis devraient annexer leur voisin du nord, Hoekstra a refusé de répondre, affirmant qu’il était à Gander pour commémorer le 11 septembre.
Ces commentaires interviennent alors que le premier ministre Mark Carney, lors d’une conférence de presse à Calgary, a déclaré qu’il restait en contact régulier avec Trump malgré les tensions entre les deux pays.
Le conflit commercial a mis à rude épreuve les relations bilatérales et déclenché des polémiques publiques sur la détérioration de ces relations, tandis que Trump et la Maison-Blanche se sont moqués à plusieurs reprises du Canada et de Carney à travers des mèmes générés par l’IA.
«On continue à travailler avec les États-Unis. On peut faire la part des choses», a dit Carney après avoir signé plusieurs déclarations avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky jeudi.
«Le président Trump et moi, on reste en contact régulier. Je lui ai parlé plusieurs fois ces derniers jours de problèmes ici chez nous, de l’évolution de la situation en Iran et d’autres questions internationales. Ça fait partie de notre responsabilité de travailler ensemble.»
