Économie

Une distillerie se tourne vers l’Est et l’Ouest après l’échec des négociations avec les É.-U.

«Une grande partie de notre stratégie consistait à nous implanter aux États-Unis.»

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Distillery Ottawa La distillerie Stratford-Fox indique qu’elle réexamine son projet d’expansion aux États-Unis. (Joshua Marano/CTV News Ottawa)

Une distillerie de la région d’Ottawa réoriente ses projets d’expansion après l’échec des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis et l’entrée en vigueur, samedi, de nouveaux droits de douane de 50 % sur les produits canadiens.

Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.

La distillerie Stratford-Fox s’apprêtait à faire son entrée sur le marché américain, bien plus vaste. Adam Brierley, directeur général et maître distillateur, indique que ce projet est désormais remis en question.

«Une grande partie de notre stratégie consistait à nous implanter aux États-Unis», a indiqué M. Brierley.

«La population y est plus importante, le dollar américain est généralement plus fort, et nous réévaluons maintenant cette option pour nous tourner vers l’Europe.»

—  Adam Brierley, directeur général et maître distillateur de la distillerie Stratford-Fox

Les États-Unis ont imposé des droits de douane de 50 % sur environ 20 milliards de dollars de produits canadiens, y compris l’alcool, après l’échec des négociations vendredi. Le premier ministre Mark Carney a suspendu les pourparlers et a indiqué que le Canada avait l’intention de riposter à ces droits de douane à raison d’un dollar pour un dollar.

M. Brierley affirme que Stratford-Fox se concentrera plutôt sur son expansion vers l’est et l’ouest au Canada. La distillerie discute actuellement de la possibilité de commercialiser ses produits au Manitoba, en Alberta, en Colombie-Britannique et en Saskatchewan, tout en évaluant des occasions en Europe.

Distillery Ottawa Adam Brierley, le propriétaire, affirme que son whisky occupe désormais la huitième place au palmarès des plus populaires en Ontario, après avoir élargi sa présence au LCBO cette année. (Josh Marano/CTV News Ottawa)

L’entreprise produit localement son whisky, sa vodka, son gin, son rhum et ses liqueurs à partir de céréales cultivées en Ontario. Ses emballages en carton sont également fabriqués en Ontario, tandis que ses bouteilles en verre proviennent d’Europe.

«Nous avons investi très tôt pour nous assurer que notre chaîne d’approvisionnement soit aussi canadienne que possible», a expliqué M. Brierley à propos de l’entreprise fondée en 2020. «Je suis heureux de constater que cela porte ses fruits maintenant que nous sommes confrontés à toute cette incertitude commerciale.»

Le différend a créé des occasions pour la distillerie en Ontario.

Avant que les alcools américains ne soient retirés des tablettes de la LCBO, Stratford-Fox comptait un produit en vente chez ce détaillant provincial. Son whisky est désormais disponible dans plus de 200 points de vente de la LCBO et est devenu le huitième whisky le plus populaire en Ontario, selon M. Brierley.

Plus tôt cette semaine, M. Carney a demandé aux premiers ministres provinciaux d’envisager de réintroduire l’alcool américain dans les magasins provinciaux alors que le Canada tentait de conclure une entente avec Washington. En l’absence d’entente, l’Ontario n’a annoncé aucun changement à l’égard du boycott actuel de la LCBO.

Samedi, devant un magasin de la LCBO à Ottawa, des clients ont exprimé leur appui à la décision du Canada de se retirer de l’entente proposée.

«Je pense qu’il faut remettre le président Trump à sa place», a exprimé Paul Fennell, un résident d’Ottawa. «Je pense que M. Carney — je crois qu’il fait ce qu’il faut pour y parvenir.»

Carol Lenz a dit que les derniers développements n’avaient pas changé sa détermination à éviter les produits américains.

«Je n’ai absolument aucun intérêt à acheter quoi que ce soit de américain si je peux l’éviter, et certainement pas de l’alcool américain», a-t-elle soutenu.

Malgré l’espace supplémentaire accordé aux produits canadiens dans les rayons et l’intérêt croissant pour ces derniers, M. Brierley a indiqué qu’il espérait en fin de compte que les deux pays puissent retrouver le chemin de relations commerciales stables.

«J’espère vraiment que nous parviendrons à un accord à un moment donné», a-t-il déclaré. «À titre personnel, j’espère sincèrement que les relations commerciales se normaliseront.»

Joshua Marano

Joshua Marano

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CTV News Ottawa Multi-Skilled Journalist | Ottawa