L’une des principales mesures d’aide mises en place par le gouvernement fédéral pour répondre à la hausse du coût de la vie commencera à apparaître ce vendredi dans les comptes bancaires des Canadiens admissibles.
Il s’agit d’un versement supplémentaire unique lié à la bonification du crédit pour la TPS/TVH annoncée en janvier par le premier ministre.
«Le gouvernement donne un coup de main aux Canadiens et un bond vers de meilleurs jours», a affirmé Mark Carney lors d’une visite dans une épicerie de Toronto.
Ainsi, les personnes qui avaient droit au versement du crédit pour la TPS/TVH en janvier dernier recevront un paiement supplémentaire unique, qui correspondra à 50% du montant annuel qu’elles ont reçu entre juillet 2025 et juin 2026.
Ce paiement supplémentaire unique s’inscrit dans le cadre de la transition vers la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, qui remplacera le crédit pour la TPS/TVH à partir de juillet.
On estime que 12 millions de Canadiens sont admissibles à ce versement unique. Le montant variera en fonction de la taille du ménage: un adulte seul sans enfant peut recevoir jusqu’à 267$, tandis qu’un couple avec deux enfants peut recevoir un maximum de 533$.
«C’est une journée importante», a fait savoir M. Carney lors de la mêlée de presse vendredi. «Le gouvernement se concentre sans relâche sur le pouvoir d’achat de toutes les familles canadiennes et en même temps sur la construction d’un Canada fort pour tous.»
Les versements trimestriels réguliers, qui reprendront en juillet via l’Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, augmenteront de 25% pendant cinq ans, soit jusqu’en 2031.
«Bonnes données économiques»
Lors de son passage à Toronto, le premier ministre a également salué les dernières données économiques sur le taux de chômage au pays. Selon Statistique Canada, l’économie canadienne a créé de manière inattendue 88 000 emplois en mai. Cette hausse de l’emploi a fait en sorte que le taux de chômage a reculé à 6,6% à l’échelle nationale, alors qu’il s’établissait à 6,9% en avril.
La baisse a été encore plus importante au Québec, où le taux de chômage est passé de 6,2 % en avril à 5,6 % en mai. L’économie québécoise a ajouté 13 000 emplois en mai, après avoir perdu 91 000 postes nets de janvier à avril.
«C’est le signe que notre plan de stratégie économique, qui est un plan à long terme, fonctionne», a rapporté le premier ministre aux journalistes vendredi. «On va rendre une économie plus fort, plus résiliente et plus indépendante.»
L’agence fédérale précise que les gains en matière d’emploi ont été généralisés dans tous les secteurs et se sont concentrés dans les emplois à temps plein.
La semaine dernière, Statistique Canada avait indiqué que la croissance économique avait marqué le pas au premier trimestre. Les estimations préliminaires de l’agence suggéraient toutefois que le produit intérieur brut (PIB) réel était de nouveau en hausse au début du deuxième trimestre.
De nombreux économistes ont fait valoir que la récente faiblesse économique n’atteignait pas encore le seuil de la récession, malgré une baisse du PIB pendant deux trimestres consécutifs.
Au cours des derniers jours, le Parti conservateur du Canada avait soutenu que «la récession est bien réelle» et a imputé la responsabilité au gouvernement libéral.
De son côté, M. Carney avait reconnu les faiblesses de l’économie, tout en soutenant que la croissance progressera de façon inégale pendant que le gouvernement s’efforce de réduire la dépendance du pays envers les États-Unis.
«C’est pas le travail d’un jour, d’un mois ou d’un trimestre. Ça va prendre du temps et pendant cette période le gouvernement donne un coup de main aux Canadiens», a-t-il assuré vendredi en rappelant les mesures déjà en place dont la réduction des impôts et et le retrait de la taxe sur les carburants.
Avec des informations de La Presse canadienne
