Économie

Le conflit de travail chez Metro devrait peser sur ses résultats du 3e trimestre

L’entreprise a dû supporter des coûts supplémentaires liés à son plan de contingence.

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Le siège social de Metro est visible à Montréal, le lundi 14 juillet 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Le siège social de Metro est visible à Montréal, le lundi 14 juillet 2025. LA PRESSE CANADIENNE (Christinne Muschi)

Metro a mentionné que le conflit de travail en cours dans son centre de distribution de produits frais de Laval pèse sur son chiffre d’affaires du troisième trimestre.

L’épicier a fait savoir, jeudi après la clôture des marchés boursiers, que des pertes de marges et des coûts additionnels liés au plan de contingence entraîneront un bénéfice net ajusté par action d’environ 1,22 $ à 1,27 $ pour le troisième trimestre, par rapport à 1,52 $ un an plus tôt.

Metro a précisé que ses ventes alimentaires comparables pour les 14 premières semaines de son trimestre de 16 semaines ont diminué de 1,5 % comparativement aux semaines correspondantes de l’exercice précédent.

Le propriétaire des enseignes Metro, Super C et Jean Coutu avaient déjà lancé une mise en garde fin avril, lors du dévoilement de ses résultats trimestriels.

«Cet impact est de nature temporaire et reflète les perturbations ainsi que les coûts supplémentaires associés à la grève et aux mesures de contingence», a indiqué l’entreprise par communiqué.

L’entreprise a dû supporter des coûts supplémentaires liés à son plan de contingence visant à maintenir l’approvisionnement en fruits et légumes frais dans ses rayons alors que le conflit se prolonge.

Lors d’une conférence téléphonique avec les analystes, le président et chef de la direction, Eric La Flèche, avait confirmé que l’entreprise avait perdu des ventes.

«Quand vous perdez des ventes, vous perdez des bénéfices, avait-il souligné. Donc, évidemment, ça a eu un impact.»

Metro a ajouté qu’elle fera une mise à jour «au plus tard» lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre, qui est prévue pour le 12 août.

L’entreprise a par ailleurs indiqué que le syndicat a rejeté sa dernière offre, présentée en début de mois.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Épiciers unis Metro-Richelieu-CSN déplore que Metro ait rejeté la contre-offre, présentée jeudi.

Le président du syndicat, Matthieu Lafontaine, soutient que le salaire des employés a augmenté de 11 % depuis 2019, tandis que le chiffre d’affaires de l’entreprise a monté de 28 % en sept ans.

«La balle est dans le camp de Metro. Plus l’employeur s’entête, plus il prolonge inutilement un conflit qu’il a les moyens de régler», peut-on lire dans un communiqué.

Les employés sont en grève depuis 13 semaines, dans l’attente d’obtenir une convention collective, la précédente étant échue depuis septembre 2025.

«Nous sommes très déçus que le syndicat soit revenu avec une offre qui ne reflète aucunement le marché du travail en général et la réalité concurrentielle de notre industrie», a indiqué le PDG de Metro dans un communiqué de presse plus tôt jeudi.

Le centre de distribution de Metro à Laval emploie 550 salariés syndiqués et approvisionne en produits frais environ 300 magasins au Québec, en plus de chauffeurs d’un entrepôt à Rivière-des-Prairies et des employés du siège social, à Montréal.

Avec des informations de Stéphane Rolland

Audrey Sanikopoulos

Audrey Sanikopoulos

Journaliste