Économie

Droits de douane américains: GM espère obtenir un remboursement de 500 millions $US

Ce remboursement devrait alléger le coût global des droits de douane de l’entreprise.

Publié le 

ARCHIVE - Le logo de General Motors sur le bâtiment de leur quartier général à Détroit le 24 avril 2024. Photo AP/Paul Sancya, archive ARCHIVE - Le logo de General Motors sur le bâtiment de leur quartier général à Détroit le 24 avril 2024. (Paul Sancya/Associated Press)

General Motors s’attend à recevoir un remboursement de droits de douane de 500 millions $US après que la Cour suprême a invalidé certaines des mesures tarifaires les plus radicales du président Donald Trump.

Cela a amélioré les perspectives du constructeur automobile de Detroit pour 2026. GM prévoyait désormais de dégager un bénéfice avant intérêts et impôts compris entre 13,5 et 15,5 milliards $US cette année, contre des prévisions antérieures de 13 à 15 milliards $US, a annoncé la compagnie mardi.

Ce remboursement devrait alléger le coût global des droits de douane de l’entreprise. GM prévoit de payer entre 2,5 et 3,5 milliards $US de droits de douane pour 2026, a expliqué mardi l’entreprise, contre une estimation initiale de 3 à 4 milliards $US.

«Nous évoluons clairement dans un environnement très dynamique, ce qui n’est pas inhabituel pour ce secteur», a écrit la PDG Mary Barra dans une lettre aux actionnaires. Elle a toutefois souligné que l’entreprise affichait une croissance solide et un bilan solide «pour atteindre nos objectifs à long terme».

Pour le premier trimestre 2026, GM a déclaré avoir un bénéfice de 2,63 milliards $ et un chiffre d’affaires de 43,62 milliards $US.

Le constructeur automobile n’a pas encore obtenu le remboursement et ne dispose pas d’estimation précise quant à la date à laquelle il le recevra, mais il s’attend à 500 millions $US à la suite de la décision de la Cour suprême, selon les informations fournies à l’Associated Press.

En février, la Cour a jugé illégales les droits de douane imposés par M. Trump en vertu de la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA).

Les entreprises, grandes comme petites, demandent le remboursement des droits de douane IEEPA qu’elles ont déjà payés. L’agence des douanes et de la protection des frontières (CBP) a lancé la semaine dernière un système en ligne pour les demandes de remboursement.

Si le CBP approuve une demande, il faudra compter entre 60 et 90 jours pour que le remboursement soit effectué, a indiqué l’agence. Cependant, le système est mis en place par étapes, et seuls certains remboursements de droits de douane seront effectués lors de la première phase.

Plus de 330 000 importateurs avaient versé un total d’environ 166 milliards $ USsur plus de 53 millions d’expéditions, a indiqué la CBP dans des documents judiciaires.

Les droits de douane annulés comprenaient les droits dits «réciproques» que M. Trump avait imposés à presque tous les pays du monde il y a un an, ainsi que des «droits de douane sur le trafic» sur les importations en provenance du Mexique, du Canada et de la Chine — sans oublier des droits distincts sur des pays comme le Brésil et l’Inde, tous imposés par le président après qu’il eut déclaré l’état d’urgence nationale.

La décision de la Cour suprême de février a porté un coup dur au programme économique du président américain. Mais de nombreux autres droits de douane restent en vigueur — notamment les taxes sectorielles punitives que M. Trump a imposées en vertu d’une autre loi sur l’acier, l’aluminium, les voitures et d’autres produits étrangers. Et des entreprises comme GM continuent d’encaisser ces coûts.

L’administration a également laissé entendre que de nouveaux droits de douane étaient en préparation.

M. Trump a attaqué publiquement les entreprises qui ont mis en garde contre des hausses de prix liées aux droits de douane, et il a parfois utilisé la menace de taxes à l’importation pour conclure des accords. La semaine dernière, le président a également déclaré qu’il «se souviendrait» de celles qui ne demandent pas le remboursement de ces droits de douane.

«Je trouve ça génial qu’elles ne le fassent pas», a affirmé le président à CNBC à propos des entreprises qui n’avaient pas encore demandé de remboursement. «Si elles ne le font pas, c’est qu’elles me connaissent très bien», a-t-il ajouté.