Économie

«Comme si Québec n’était pas sortie de la pandémie»: voici à quoi s’attendre du marché immobilier en 2026

La région de Québec a enregistré «la performance la plus robuste» dans l’ensemble du Canada.

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«Comme si Québec n’était pas sortie de la pandémie»: voici à quoi s’attendre du marché immobilier en 2026 Le marché immobilier québécois demeure en santé et «va continuer de surperformer par rapport au reste du Canada» pour les prochaines années, tranche un courtier immobilier agréé chez Royal LePage.

Le marché immobilier québécois demeure en santé et «va continuer de surperformer par rapport au reste du Canada» pour les prochaines années, tranche un courtier immobilier agréé chez Royal LePage.

Dans son dernier rapport, l’entreprise de courtage immobilier résidentiel constate un changement de comportement des acheteurs depuis la pandémie, signe d’un certain retour à l’équilibre. Malgré ces «légers ralentissements», la grande région de Québec fait exception à la règle.

La dernière étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché de Royal LePage dévoile que la région de Québec a enregistré «la performance la plus robuste» dans l’ensemble du Canada avec une hausse annuelle du prix de l’agrégat de 10,7%. Ainsi le prix moyen d’une propriété dans la région de Québec est désormais de 475 300 $.

En ce qui concerne la région du Grand Montréal, Royal LePage rapporte une hausse du prix de l’agrégat de 3,3 % sur un an pour atteindre 645 800 $.

En mars, Noovo Info a appris que près du tiers des transactions conclues dans la grande région de Québec en janvier dernier ont fait l’objet d’une surenchère, gonflant souvent les prix de plusieurs dizaines de milliers de dollars.

En janvier, la surenchère pour une unifamiliale dépassait en moyenne 60 000 $ en janvier. Pour un condo, il s’agit d’une surenchère de 37 000 $ et presque 100 000 $ de plus pour un petit immeuble résidentiel de 2 à 8 logements.

Aux yeux du courtier immobilier chez Royal LePage Marc Lefrançois, «c’est comme si Québec n’était pas encore sortie de la pandémie». En raison d’une forte hausse de la population sur son territoire, Québec s’est développée et transformée en «métropole économique», a affirmé M. Lefrançois à Noovo Info.

Marc Lefrançois entrevue Royal LePage (Noovo Info)

Si bien que la demande y est donc plus élevée par rapport aux autres villes et l’offre peine à suivre. Les prix se rapprochent de plus en plus de ceux du Grand Montréal, souligne M. Lefrançois.

La raison selon M. Lefrançois: la construction de maisons unifamiliales se fait de plus en plus rare. La demande est donc énormément élevée. «Nous assistons à un retour en force du marché du luxe, tandis que le secteur des condos urbains accuse un certain retard.»

«Les prix sont plus abordables à Québec, mais ça va devenir de moins en moins vrai. D’ici deux ans, j’ai l’impression qu’on va voir un ralentissement», a ajouté le courtier immobilier.

Un marché plus sain, mais toujours frustrant

Dans l’ensemble de la province, le marché immobilier débute l’année 2026 sur des bases solides, mais entre dans une phase plus réfléchie, où la croissance se maintient malgré un contexte géopolitique incertain.

Royal LePage indique que les acheteurs se montrent désormais plus prudents et réflexifs, analysant en détail les coûts d’entretien et les travaux avant de s’engager. Selon la tendance du rapport, les acheteurs privilégient les propriétés clés en main et évitent les achats impulsifs.

La stabilité du taux directeur de la Banque du Canada à 2,25 % contribue à maintenir un climat de confiance, soutient M. Lefrançois.

Royal LePage explique que les copropriétés offriront davantage d’opportunités aux acheteurs, notamment en milieu urbain, notamment en raison de la fin progressive du télétravail.

Or, le marché demeure tout de même frustrant pour les premiers acheteurs, admet M. Lefrançois. Il explique qu’on dit qu’un marché immobilier est en santé lorsque ses croissances avoisinent l’inflation.

«Un marché moins en santé, c’est Toronto, où l’agrégat a eu une baisse de 4,5% sur l’année. Les gens propriétaires d’un condo de 1 M$ perdent 70 000$ par année juste en restant dedans.»

Les prochaines élections au Québec, les élections de mi-mandat aux États-Unis, les négociations en lien avec l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) sont des événements qui pourraient d’ailleurs «créer de l’incertitude» sur le marché, a-t-il prévenu.

À quoi faut-il s’attendre d’ici 2027?

À plus long terme, le marché immobilier québécois devrait poursuivre sa croissance, avec une hausse prévue de 7,0 % du prix agrégé lors du dernier trimestre de 2026.

Marc Lefrançois soutient qu’il est difficile de prédire l’avenir, notamment en raison de l’imprévisibilité de Donald Trump.

Heureusement, «le Québec a une économie plus diversifiée et ne dépend plus vraiment des États-Unis», a-t-il conclu.

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