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Services en santé mentale: moins de délais d'attente à Montréal

Il y a de bonnes nouvelles pour les patients qui ont besoin de services de santé mentale à Montréal.

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Il y a de bonnes nouvelles pour les patients qui ont besoin de services de santé mentale à Montréal.

Le Centre intégré des services universitaires et sociaux de l'Ouest-Centre de Montréal (CIUSSS Ouest-Centre de Montréal) met en avant son travail pendant la Semaine de la santé mentale après avoir réduit les délais d'attente et les listes d'attente pour les personnes qui ont besoin d'un soutien en santé mentale.

Selon le CIUSSS, en juin 2024, la liste d'attente pour accéder aux services comptait 622 personnes, qui devaient attendre plus de 30 jours pour être évaluées ou orientées vers les services appropriés.

Ce texte est une traduction d'un article de CTV News.

En mars de cette année, ce nombre était de 56, et les patients attendaient en moyenne sept jours.

«Je suis fière de ce qui a été accompli, car les patients ont désormais accès plus rapidement aux soins appropriés au moment opportun», a expliqué Chantal Sfeir, coordonnatrice des soins ambulatoires. «Nous sommes en mesure d'offrir des soins à cette clientèle vulnérable aussi rapidement que possible.»

Le Mécanisme d'accès en santé mentale pour adultes (MASMA) du ministère de la Santé du Québec a contribué à recruter du personnel supplémentaire, à rationaliser les services en réduisant les obstacles et à assurer un soutien continu aux patients.

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Selon Josée Bouchard, infirmière en chef, les longs délais d'attente pour les services sont frustrants.

«Le problème, c'est que nous savons que les gens ont besoin d'une intervention. Nous savons que les gens ont besoin de soins», a-t-elle dit. «Ce qui se passe, c'est que parfois, si une demande est faite et que nous ne voyons la personne que quelques mois plus tard, son état s'est parfois détérioré.»

Elle ajoute que la détérioration de l'état de santé est douloureuse tant pour le patient que pour le travailleur qui, parfois, doit réparer des dommages qui auraient pu être détectés plus tôt, comme c'est le cas pour de nombreuses maladies.

«Si nous avions pu intervenir à temps, maintenant que l'état de la personne est tellement plus grave, cela représente beaucoup plus de travail pour elle», a mentionné Mme Bouchard. «C'est frustrant et décourageant, et c'est pourquoi nous voulons vraiment être en mesure d'offrir des services aussi rapidement que possible.»

Le CIUSSS a décidé d'adopter une approche active pour remédier au problème en recrutant de nouveaux gestionnaires, en écoutant le personnel et en simplifiant les directives et les chiffres afin de créer une équipe plus efficace, prête à recevoir activement les patients et à travailler dans un environnement sain.

Marie-Claire Belisle a été l'une des personnes chargées d'examiner la situation et de trouver des solutions pour résorber le retard.

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On lui a demandé de ne pas se focaliser sur les chiffres.

«L'idée était de donner aux gens l'occasion de se rappeler pourquoi ils avaient été embauchés au départ, de renouer avec leurs collègues et avec les patients, et de parler de l'impuissance que nous ressentons dans le système, mais sans s'arrêter là, en se demandant ce que nous pouvions faire», a-t-elle précisé.

Mme Belisle raconte que les équipes ont discuté entre elles, ont déterminé ce qui était logique et ce qui ne l'était pas, et ont trouvé des moyens de mettre à profit leurs forces en tant que professionnels.

Elle s'est entretenue avec chaque membre de l'équipe et d'autres superviseurs cliniques afin de déterminer ce qui les intéressait et ce dont ils avaient besoin pour rendre la situation plus facile et plus motivante pour eux.

«C'est comme si nous essayions de trouver des choses qui ont du sens pour vous dans votre profession, et si cela implique un peu d'attente pour certaines personnes, eh bien, elles auraient attendu longtemps avant. Maintenant, elles n'ont plus qu'à attendre un peu, et les choses ne cessent de s'améliorer», a-t-elle dit.

Au bout de six semaines, les choses avaient déjà commencé à s'améliorer.

«Le grand changement est venu du fait que les gens ont fait confiance à la nouvelle direction », explique Mme Bouchard. « Ce sont des personnes qui ont su tirer parti de nos forces, celles de Marie-Claire et les miennes. Elles nous ont fait confiance et nous ont laissés apporter de petits changements très efficaces. Nous avons vraiment travaillé sur les points forts de chacun.»

La réduction spectaculaire des temps d'attente est très encourageante pour le personnel et contribue également à la santé mentale des travailleurs.

«Lorsque vous avez certains problèmes et que vous attendez, et attendez encore, cela devient tellement démoralisant, tellement déstabilisant que vous voulez vraiment recevoir des soins. Alors, quand je vois enfin que les choses avancent, que les gens reçoivent des soins et qu'ils voient notre intervenant, je suis heureuse», a dit Mme Bouchard. «Je suis heureuse, et les intervenants sont heureux aussi, car ils regardent leur liste d'attente et viennent me dire : "Oh, c'est bien. Waouh ! Les chiffres sont bons", et ils sont contents de leur travail.»

Mme Belisle espère que la communauté des soins de santé et le grand public continuent à se soucier de la santé mentale des travailleurs de la santé et à s'assurer qu'ils vont bien.

«C'est l'une des premières leçons que l'on apprend en tant qu'infirmière : si l'on ne prend pas soin de soi-même, on ne peut pas prendre soin des autres, et parfois on l'oublie et on se perd dans notre désir d'aider les autres», a-t-elle soutenu. «Nous sommes là pour écouter les gens, mais ils doivent aussi nous faire confiance, savoir que nous sommes là pour eux à la fin de la journée, que c'est pour cela que nous sommes là, et qu'il y a de l'espoir, tant que les gens continuent à venir chaque jour et à sourire, qu'il y a de l'espoir que les choses s'améliorent. 

CTV News

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