L'interdiction des cellulaires dans les écoles du Québec a un effet positif sur les établissements privés de la province, selon une enquête menée par la Fédération du personnel de l'enseignement privé (FPEP-CSQ), qui révèle que 96% des membres consultés déclarent avoir constaté un changement radical dans les établissements scolaires.
«Il est clair que cette interdiction, qui était initialement considérée avec scepticisme et inquiétude par le personnel de nos établissements privés, est désormais bien accueillie», a expliqué Marie-Josée Dallaire, présidente de la FPEP-CSQ. «Notre consultation montre une forte tendance en faveur du maintien de l'interdiction des cellulaires dans les écoles, ce qu'un sondage à plus grande échelle confirmerait sans aucun doute.»
Ce tecxte est une traduction d'un article de CTV News.
Selon le syndicat, 76% des répondants sont tout à fait d'accord pour dire que l'interdiction a eu des effets positifs, tandis que 20% se disent partiellement d'accord.
Plus précisément, 86% des répondants ont constaté une meilleure socialisation entre les élèves, 77% affirment que cela a amélioré la discipline en classe, 72% affirment avoir constaté une amélioration de l'attention en classe et 31% croient que les élèves sont plus motivés.
En outre, 84% des personnes interrogées notent que l'interdiction des cellulaires a facilité leurs tâches quotidiennes, 50 % étant tout à fait d'accord et 34% plutôt d'accord.
L'enquête montre également que 92% des personnes interrogées sont d'accord pour dire que la nouvelle réglementation a été facile à mettre en œuvre, 58% étant tout à fait d'accord et 34 % plutôt d'accord.
De même, 89% des répondants disent que l'application de l'interdiction a été plus facile qu'ils ne l'avaient prévu (64 % sont tout à fait d'accord et 25 % sont plutôt d'accord), et 93 % espèrent que la réglementation sera maintenue dans son intégralité (84 % sont tout à fait d'accord, 9 % sont plutôt d'accord).
«Ces impacts positifs à court terme se poursuivront-ils à moyen et à long terme?», a demandé la présidente du syndicat, Marie-Josée Dallaire. «Nous avons bien l'intention de vérifier cela, car c'est dans l'intérêt du personnel et des étudiants.»
Le sondage, réalisé à la mi-octobre, a été mené auprès de près de 200 membres du personnel enseignant, professionnel et de soutien de la FPEP-CSQ.
La FPEP-CSQ prévoit de distribuer un autre sondage au printemps et de comparer les résultats à son rapport d'automne.


