Nous sommes fin novembre, et à West Island Mission, cela signifie que c'est le moment de la campagne annuelle Porch to Pantry (Du porche au garde-manger).
«Nous devons remplir ces étagères. [...] Elles sont vides», a lancé la directrice générale Suzanne Scarrow.
Ce texte est une traduction d'un article de CTV News.
Juste après la pandémie de COVID-19, la banque alimentaire a aidé 250 familles. Cette année, Mme Scarrow affirme qu'ils aideront plus de 500 familles, et que la population évolue.
«Nous voyons des familles touchées par la pauvreté. Avant, nous voyions des travailleurs pauvres, mais maintenant, nous voyons des gens qui ont vraiment du mal à s'en sortir. Ils souffrent de scorbut, ont des problèmes d'hygiène bucco-dentaire et ne prennent absolument pas soin de leur santé», a-t-elle expliqué à CTV News.
À VOIR AUSSI | «Chaque geste à son importance»: la pression est forte sur les banques alimentaires du Québec
C'est pourquoi l'équipe travaille d'arrache-pied pour combler ce manque. Elle fait du porte-à-porte pour collecter des denrées non périssables qui permettront de remplir des paniers alimentaires destinés à nourrir des milliers de personnes.
«Beaucoup de produits de haute qualité dont les gens ont besoin sont chers», a dénoncé le maire de Pointe-Claire, John Belvedere.
«La faim est un problème quotidien, horaire, mensuel. Et nous pensons toujours que la période des fêtes est très importante [pour faire des dons]. Nous devons le faire plusieurs fois par an.»
Selon les Banques alimentaires du Québec (BAQ), les organisations du réseau reçoivent plus de 3 millions de demandes d'aide alimentaire chaque mois. Cela représente une augmentation de près de 40 % au cours des trois dernières années.
Pour résoudre le problème, Véronique Beaulieu-Fowler estime qu'il est essentiel d'avoir une image plus claire des personnes en situation d'insécurité alimentaire.
D'ici mars 2026, les banques alimentaires du réseau seront encouragées à partager des informations telles que la situation matrimoniale, le niveau d'éducation et le statut d'immigration de leurs clients.
«Nous voulons nous assurer que ces organisations collectent des données en temps réel et nous les transmettent», a affirmé Mme Beaulieu-Fowler. «L'objectif n'est en aucun cas de stigmatiser, de refuser d'aider ou de catégoriser les gens. Il s'agit plutôt de nous assurer que nous pouvons répondre aux besoins spécifiques des personnes et que notre système soutient cette démarche.»
Les clients auront la possibilité de choisir, dans une certaine mesure, les informations qu'ils souhaitent divulguer.
Pendant ce temps, à la West Island Mission, une seule question reste inchangée: comment mettre fin à l'insécurité alimentaire?

