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Intimidation: Roy doit défendre les propos de Legault sur les bagarres au hockey

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56047c2a31a086f112631efe90bd74d5320acd38bc7a02693495835a6b0bc78d.jpg La ministre de la Famille et ministre responsable de la Lutte contre l'intimidation, Suzanne Roy, prend part à la période de questions à l'Assemblée nationale, le 8 avril 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot (Jacques Boissinot | La Presse canadienne)

La ministre responsable de la Lutte à l'intimidation, Suzanne Roy, a dû défendre jeudi les propos controversés du premier ministre François Legault sur les bagarres au hockey. 

En février, à la suite du match Canada-États-Unis à la Confrontation des 4 nations, M. Legault avait affirmé qu'il n'était pas contre les bagarres au hockey, en ajoutant que «quand on veut se venger d'un coup vicieux, ça peut être une bonne idée».

«Est-ce que vous ne pensez pas que c'est irresponsable?» a demandé à la ministre la députée libérale Elisabeth Prass, en faisant un lien avec l'attrait du mouvement masculiniste chez certains jeunes.

«Un premier ministre, c'est un influenceur, est-ce que (sa déclaration) ne contredit pas ce que vous êtes en train de mettre en place avec le plan de lutte à l'intimidation?» a poursuivi Mme Prass.

«On fait une grande interprétation de la déclaration du premier ministre, on la met un peu hors contexte», a déploré Mme Roy. 

 

«On ne peut pas lier ça ni de près ni de loin au masculinisme, notre premier ministre appuie notre plan de lutte à l'intimidation», a-t-elle assuré.

Mme Prass est revenue à la charge, cette fois avec un angle différent, sur le plan des pratiques et comportements à encourager ou décourager dans le sport.   

«Est-ce que (la déclaration du premier ministre) correspond à l'essentiel de ce que vous voulez mettre de l'avant?» a-t-elle questionné.

«On ne peut pas mettre toute la responsabilité sur un élément qui a été dit hors contexte», a insisté la ministre. 

«Le premier ministre prône la violence dans le sport, c'est un commentaire d'une autre époque qui n'a plus sa place dans la société», a riposté Mme Prass, en rappelant que le gouvernement avait fait adopter un projet de loi qui a fait du hockey le «sport national» du Québec.  

«Je déplore qu'on me fasse interpréter des paroles du premier ministre et qu'on lui fasse dire des choses qu'il n'a pas dites», a conclu Mme Roy. 

Le plan de lutte à l'intimidation 2020-2025 arrive donc à échéance cette année et la ministre est actuellement en train de mener des consultations, pour préparer la prochaine mouture.

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste