Les Canadiens qui prévoient voyager cet été auraient tout intérêt à examiner de plus près leur assurance voyage, car la guerre au Moyen-Orient et les perturbations liées au carburant redéfinissent ce qui est couvert et ce qui ne l’est pas.
Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.
Omar Kaywan, cofondateur de Assurance Goose, explique que de nombreux voyageurs pensent être protégés contre les annulations ou les urgences, mais que les événements mondiaux actuels ont créé de nouvelles restrictions qui pourraient leur faire perdre de l’argent.
«La plupart des polices d’assurance […] ne couvrent pas les guerres en cours et le terrorisme, essentiellement les pays en conflit actif», a expliqué M. Kaywan lors d’une entrevue accordée mercredi à CTVNews.ca.
Cela signifie que les Canadiens qui se rendent directement dans des régions en conflit ne devraient pas présumer qu’ils sont couverts si un problème survient.
Cependant, la situation peut être différente si des troubles éclatent après le début du voyage.
«Si une guerre éclate dans un pays sûr pendant que vous voyagez, il y a évidemment une certaine couverture, car c’était inattendu et imprévisible.»
— cofondateur, Assurance Goose
La guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran a eu des répercussions au-delà de la région, notamment en ce qui concerne les perturbations des vols liées aux problèmes d’approvisionnement en carburant.
M. Kaywan a indiqué que les voyageurs espérant pouvoir compter sur une assurance annulation ou interruption de voyage pour les retards liés à des pénuries de carburant risquent d’être déçus.
«C’est considéré comme un fait connu à l’heure actuelle, donc la plupart des polices d’assurance annulation de voyage ne pourront pas vous couvrir pour cela», a-t-il dit, soulignant que les assureurs ne couvrent généralement que les événements imprévus.
«Cela met essentiellement les Canadiens dans une situation délicate», a-t-il soutenu, ajoutant que l’une des étapes les plus importantes avant de voyager est de vérifier les avis aux voyageurs du gouvernement fédéral, que les assureurs utilisent souvent pour déterminer l’admissibilité à la couverture.
«Prêter attention aux directives fournies par le gouvernement du Canada est la priorité absolue», a exprimé M. Kaywan.
Les pays classés dans la catégorie «évitez tout voyage» sont généralement exclus de la couverture, tandis que ceux faisant l’objet d’avis «évitez les voyages non essentiels» peuvent faire l’objet de restrictions, selon la police.
M. Kaywan a indiqué que les voyageurs devraient également examiner attentivement le libellé de la police et consulter un agent agréé avant de souscrire une assurance, en particulier s’ils se rendent au Moyen-Orient ou y transitent.
Même de brèves escales peuvent poser problème.
«En général... les escales ne sont pas incluses dans les polices d’assurance médicale de voyage, car il s’agit toujours d’une zone de guerre», a-t-il expliqué.
«Donc, même si vous n’y restez que quelques heures, ce n’est pas vraiment recommandé... Vous mettez votre sécurité en danger, et la compagnie d’assurance ne pourra pas vous offrir de couverture ni vous rapatrier.»
