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Le président iranien défend un protocole d'entente avec les États-Unis

Selon lui, il n’y a pas une seule disposition dans cet accord qui équivaut à une capitulation.

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Le président de l'Iran, Masoud Pezeshkian, répond aux questions des journalistes, à New York, le 26 septembre 2025. AP/Angelina Katsanis, archives Archives - Le président de l'Iran, Masoud Pezeshkian, répond aux questions des journalistes, à New York, le 26 septembre 2025. AP (Angelina Katsanis)

Le président iranien Masoud Pezeshkian a défendu un protocole d’accord avec les États-Unis, le qualifiant de meilleure issue à une guerre dans l’impasse.

Selon lui, il n’y a pas une seule disposition dans cet accord qui équivaut à une capitulation.

Dans une déclaration publiée dimanche matin par l’agence de presse officielle iranienne IRNA, M. Pezeshkian a rappelé que c’est le guide suprême [Mojtaba Khamenei] qui définit les orientations politiques. «Et nous suivrons cette voie.»

L’accord, connu sous le nom de protocole d’entente et signé en juin par le président américain Donald Trump, fixait un délai de 60 jours pour mettre fin à la guerre avec l’Iran et parvenir à un accord sur son programme nucléaire. Ce délai a expiré la semaine dernière, mais aucun signe de compromis n’est apparu, notamment sur la question cruciale de la réouverture du détroit d’Ormuz, vital pour le transport maritime mondial.

M. Pezeshkian a également établi un lien entre cet accord et les perspectives économiques de l’Iran, affirmant que le pays ne pouvait pas attirer d’investissements dans cette phase d’impasse.

Près de six mois après le début de la guerre contre les États-Unis et Israël, l’économie iranienne souffre des sanctions et d’un blocus naval.

Dans le même temps, le nouveau chef de l’organe de sécurité suprême de la République islamique a mis en garde, sur un ton plus ferme, contre des représailles si les pays voisins soutenaient les menaces américaines visant à imposer de nouvelles sanctions à Téhéran.

«Si [Trump] veut agir, nous riposterons de manière fracassante», a déclaré Mohsen Rezaei, un partisan de la ligne dure, lors d’une interview accordée à la chaîne publique et diffusée samedi.

M. Rezaei a été nommé ce mois-ci dans le cadre d’une série de nominations à des postes clés, largement considérées comme un durcissement de la position politique et militaire de Téhéran.

Il a fait savoir que l’Iran ciblerait les voies d’acheminement du pétrole au départ du golfe Persique — qui constituent des solutions de rechange au détroit d’Ormuz — si ses voisins se joignaient à ce qu’il a qualifié de «guerre économique» contre l’Iran.

Le maréchal pakistanais Asim Munir dirigera une délégation officielle qui se rendra lundi à Téhéran, a rapporté la télévision d’État iranienne, citant le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei.

Deux responsables régionaux ont déclaré que cette visite s’inscrivait dans le cadre des efforts continus d’Islamabad pour apaiser les tensions entre les États-Unis et l’Iran, et pour exhorter les deux pays à revenir à la table des négociations. Ces responsables se sont exprimés sous couvert d’anonymat, car ils n’étaient pas autorisés à s’exprimer publiquement sur le sujet.

Exécution d’un manifestant

Un participant aux manifestations antigouvernementales de janvier a été exécuté, a rapporté l’’agence de presse Mizan. L’individu a été identifié comme étant Majid Adineh. Il avait été arrêté le 9 janvier à Mohammadshahr, près de Karaj, à l’ouest de Téhéran. Les autorités ont déclaré qu’il était en possession d’une arme à feu avec 30 cartouches, de deux pistolets paralysants, de deux bombes lacrymogènes et d’une tronçonneuse à batterie.

Le pouvoir judiciaire a indiqué que les expertises médico-légales avaient révélé que le pistolet avait été utilisé les 8 et 9 janvier. L’agence a prétendu qu’Adineh avait pris part aux troubles à la suite d’appels lancés par des groupes opposés au gouvernement iranien et a affirmé qu’il avait reçu une formation de la part de groupes étrangers.

Un tribunal révolutionnaire de Karaj a par la suite condamné Adineh en vertu de la loi iranienne prévoyant des peines plus sévères pour espionnage et collaboration avec des États hostiles. Selon Mizan, le verdict l’accusait d’avoir mené des opérations pour le compte d’Israël, des États-Unis et d’autres groupes considérés comme hostiles par l’Iran.