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Québec Solidaire: le champ des possibles

Pour compléter mes conseils de communication à chaque parti, je finis avec Québec solidaire.

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Chronique Victor Henriquez | «Québec Solidaire: le champ des possibles» (Montage Noovo Info et image tirée de La Presse canadienne) Chronique Victor Henriquez | «Québec Solidaire: le champ des possibles» (Montage Noovo Info et image tirée de La Presse canadienne) (Montage Noovo Info et La Presse Canadienne)

C’est possible! C’est le slogan que Québec solidaire a décidé d’utiliser pour propulser sa campagne électorale, la première de Ruba Ghazal comme porte-parole. Un slogan simple, efficace, qui aspire à de la positivité et à l’espoir. Pour compléter mes conseils de communication à chaque parti, je finis avec Québec solidaire.

Être réaliste

Je ne sais pas, vous, mais de mon côté, c’est rare que je trouve qu’une idée de Québec solidaire est ridicule. Le problème, c’est que trop souvent, j’ai l’impression qu’elle n’est pas réaliste dans l’état des finances publiques ou dans le contexte économique actuel.

Certains économistes brillants croient à la logique économique des idées de gauche. Ce sont ces gens-là que l’on doit entendre dans une campagne comme celle-ci. Ils doivent montrer que le cadre financier solidaire est cohérent, innovant et qu’il peut créer de la richesse pour la classe moyenne, dans une économie qui, avouons-le, en a bien besoin.

Être pour au lieu de contre

L’autre reproche que je fais souvent à la gauche récente, c’est de passer beaucoup trop de temps à être contre des gens, des idées ou des groupes, plutôt que d’être pour des idées, des propositions, des changements.

«C’est possible»: QS dévoile son slogan électoral Québec solidaire a dévoilé son slogan qui représentera la formation politique en vue des élections du 5 octobre prochain: «c’est possible».

Lorsque l’on voit le succès du maire de New York, Zoran Mamdani, par exemple, et de sa campagne très positive, on voit bien qu’il y a une place pour les idées de gauche, à condition qu’elles proposent quelque chose de nouveau et qu’elles soient capables d’additionner plutôt que de soustraire.

La gauche qui dénonce a beau avoir raison, elle ne crée pas ce type de mouvement si elle ne met pas l’accent sur les solutions. Pendant 4 ans, Québec solidaire a été plutôt efficace pour dénoncer des choix du gouvernement et des injustices. C’est maintenant le temps de proposer des solutions.

L’espoir comme moteur de mobilisation

L’espoir! Quel puissant moteur! Je reviens sur l’exemple de Mamdani, car il doit faire cas d’école pour la gauche partout dans le monde. Dans la situation actuelle avec les tarifs, la peur de récession et Donald Trump, il y a certainement une classe de population qui sera à l’écoute d’un message tourné vers un avenir meilleur et vers des propositions qui n’ont jamais été explorées.

Après des années difficiles qui ont notamment entraîné le départ de Gabriel Nadeau-Dubois, les solidaires doivent retrouver leur place dans l’échiquier politique québécois. La victoire de Mamdani dans la ville la plus capitaliste au monde, New York, leur donne certainement de l’espoir et a démontré qu’il est possible pour la gauche de gagner des élections en Amérique du Nord.

Pour Québec solidaire, il faut commencer par conserver ses acquis et ouvrir les oreilles des Québécoises et des Québécois à de nouvelles idées. Pour ce faire, le cocktail comprend une grande dose de crédibilité économique, un discours positif et des solutions concrètes dont l’efficacité a été démontrée ailleurs.

Pour le moment, c’est d’ailleurs la recette que les solidaires semblent avoir adoptée. Il reste maintenant à voir si Ruba Ghazal pourra la porter au travers des débats et jusqu’au jour du vote.

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