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Semaine de la police: le SPS veut partager sa réalité aux citoyens

«Un défi auquel plusieurs policiers doivent faire face, c’est l’usure par empathie.»

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Semaine de la police: le SPS veut partager sa réalité aux citoyens «Un défi auquel plusieurs policiers doivent faire face, c’est l’usure par empathie.»

Avec les enjeux de pénurie de main-d’œuvre et de santé mentale, la réalité du travail des policiers a changé au fils des années. Leurs interventions auprès de la population demandent plus de temps et d’énergie. En cette Semaine de la police, Noovo Info a rencontré un policier du Service de police de Saguenay (SPS).

Hervé Berghella compte plus de 30 ans de service derrière la cravate. Depuis le début de sa carrière, il remarque que la situation d’itinérance et les enjeux de santé mentale sont des aspects qui ont beaucoup changé.

«Un défi auquel plusieurs policiers doivent faire face, c’est l’usure par empathie. Quand on est tout le temps exposé à la misère et aux drames de notre population, ça peut devenir pesant. Il faut qu’on se trouve des façons de drainer cette misère-là pour pouvoir continuer à servir la population», a expliqué l’agent Berghella.

Le SPS affirme que l’an dernier, 18 heures par jours ont été consacrées à des interventions en santé mentale auprès de la population.

«On le voit depuis la pandémie. Les enjeux en santé mentale ont augmenté de façon exponentielle. Ce sont des interventions plus longues, qui demandent plus d’énergie et plus de policier», a déclaré le porte-parole du SPS, Luc Tardif.

Il est d’avis que, peu importe le domaine, les métiers ont changé.

«On n’est plus infirmière, ni médecin comme on l’était dans les années 90. C’est la même chose pour les policiers. Le monde a changé et nos méthodes de travail aussi», a-t-il ajouté.

Voyez le reportage de Jade Laplante dans la vidéo.