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La Québécoise Jessica Lee Gagné, qui a travaillé sur «Severance» rayonne à Hollywood

Voici comment elle a réussi à atteindre son rêve de travailler à l’international.

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La Québécoise Jessica-Lee Gagné rayonne à Hollywood La Québécoise Jessica-Lee Gagné rayonne à Hollywood

La série d’Apple TV+ Severance (Dissociation en français) domine les nominations aux prochains Emmy Awards en étant nommée 27 fois. La Québécoise et directrice de la photographie sur le projet, Jessica Lee Gagné en récolte deux, soit pour meilleure réalisation pour une série dramatique et meilleure photographie. 

Voici comment elle a réussi à atteindre son rêve de travailler à l’international.

Un coup de foudre professionnel avec Ben Stiller

Originaire de la ville de Québec, Jessica Lee Gagné fait ses débuts sur différentes productions de chez nous, notamment en travaillant sur les films Sarah préfère la course de Chloée Robichaud et Boris sans Béatrice de Denis Côté.

Quand on lui demande ce qu’il l’a poussée à partir vers les États-Unis, elle raconte: «On est venu me chercher au début. Ce n’est pas moi qui pensais que ça allait arriver aussi rapidement que ça. J’ai fait un film américain qui s'appelle Sweet Virginia. Ben Stiller cherchait quelqu'un pour sa série qui s'appelait Escape at Dannemora. Il cherchait un DoP (Director of Photography), il cherchait aussi du casting et en écoutant le film, il a juste vraiment aimé l'esthétique. J’ai reçu un email. Moi en même temps, j’étais en train de déménager en Europe pour faire des films en Europe et la journée que j'ai reçu le courriel, je me suis dit: "Ok, wow! Je pense que ça va se passer." J’ai comme oublié à un moment, mais je pense que j'ai toujours eu un feeling que j'allais travailler aux États-Unis.»

Ayant toujours de la famille à Québec et à Montréal, elle affirme que par moment, elle se sent loin de ses proches. Quand on lui demande si un jour elle pourrait revenir travailler dans la province, elle répond: «J'ai beaucoup d'amis qui travaillent en télé ici, mais on dirait que ma carrière se trace vraiment là-bas. Ce que j'aimerais faire, c'est ramener des films ici que ce soient des films canadiens, américains. Je ne sais pas encore, mais j'aimerais quand même travailler ici.»

En route vers les Emmy Awards

C’est grâce à la série Severance, qu’elle a pu faire ses premiers pas en réalisation, puisque pour le septième épisode de la 2e saison, elle a échangé son chapeau de directrice de la photo pour celui de réalisatrice. Un mandat qu’elle n’a pas accepté sans hésitation: «Au début, j'ai dit non. Après, j'ai lu les synopsis. En lisant le sept, j’ai fait: ‘’Ah moi je suis supposée faire cet épisode-là, il est fait pour moi. Je sentais que mes forces étaient bonnes pour cet épisode-là, que j'étais la meilleure personne pour le faire. En tant que femme, je pense qu'avec les sujets de cet épisode-là…pour moi, c'était important que ça soit une femme qui raconte cette histoire-là.»

Une expérience dans laquelle elle a bien fait de plonger, puisqu’elle peut se vanter d’être nommée dans la catégorie meilleure réalisation pour une série dramatique en plus de celle de la meilleure photographie: «C'est tellement prenant de faire des trucs comme ça qu'il faut que tu sentes que quelque chose te revient.» Dit-elle en acceptant les éloges. Elle avoue que ces reconnaissances lui ont donné une confiance supplémentaire pour se lancer dans d’autres projets prochainement.

La 77e cérémonie des Emmy Awards sera présentée le 14 septembre, à Los Angeles. Quant à la série Severance, les deux saisons sont disponibles sur Apple TV+.