«Une chance que [les gens] ne s'expriment pas en personne» comme ils s'expriment sur Facebook, a lancé d'emblée Christine Labrie. «Ça serait vraiment malheureux.»
La députée de Québec solidaire est revenue vendredi sur la raison qui l'a poussée à fermer sa page Facebook de façon définitive.
Depuis un moment, Mme Labrie dit avoir remarqué une dégradation des échanges sur les réseaux sociaux, notamment à l'endroit de certaines communautés ou d'élus.
Mme Labrie avait mentionné jeudi, dans une publication sur le réseau social, avoir pris cette décision après avoir publié un message le week-end dernier concernant sa participation à une marche pour la communauté LGBTQ+. Les commentaires ont rapidement dégénéré.
«J’ai décidé de fermer ma page, car ça ne nourrissait plus mon travail. Je n’ai pas envie de participer à cette polarisation où les gens se montent les uns contre les autres et se traitent de tous les noms», a-t-elle avancé sur les ondes de Noovo Info.
La députée de Sherbrooke réitère qu'elle a décidé de fermer son compte en raison de ces messages «extrêmement problématiques» et non pour les insultes qu'elle recevait.
«Si Facebook est devenu ça, je ne vois pas l’utilité d’utiliser ça dans le cadre de mon travail», a-t-elle martelé.
Mme Labrie admet que des politiciens sautent sur l'occasion pour y aller de publications qui vont «susciter des réactions fortes pour avoir plus de visibilité».
«Moi, je ne veux pas embarquer dans une dynamique comme celle-là. On peut débattre de l’avenir du Québec de manière très saine.»
Cependant, sur Facebook, Mme Labrie constate «une dynamique où les gens se montrent du doigt et s’accusent de tous les maux». «C’est extrêmement problématique de voir ça», a-t-elle conclu.
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