Une rencontre citoyenne aura lieu lundi soir à 18h30 au Centre Laurent-Venne de Repentigny afin de présenter les suivis réalisés depuis le déraillement de train du 5 juillet dernier, ainsi que les prochaines étapes de ce dossier.
Dans un message publié sur Facebook, le maire de Repentigny, Nicolas Dufour, explique que le CN sera également présent «afin d’exposer ses constats et sa compréhension, à ce stade, des causes du déraillement».
«Cette rencontre se veut avant tout un espace d’information, d’écoute et d’échange. Merci à tous pour votre compréhension et votre collaboration», a-t-il souligné.
L’événement est ouvert à tous les résidents du secteur Le Gardeur. Toutefois, les personnes vivant à proximité de la voie ferrée et ayant reçu une lettre d’invitation seront admises en priorité, en raison de la capacité limitée de la salle.
Une cinquantaine de wagons déraillent
L’accident ferroviaire est survenu le 5 juillet vers 16h30 à l’intersection du boulevard le Bourg-Neuf et de la rue Émile-Genest. Les équipes d’urgences et celles du Canadien National (CN) avaient été déployées sur place.

Environ 45 wagons ont déraillé et se sont trouvés dans «diverses positions». Le convoi entier comportait 176 wagons, dont certains étaient conçus pour le transport de matières dangereuses, bien que ceux-ci étaient vides lors de l’événement.
Au total, 200 résidences ont dû être évacuées temporairement. Les résidents ont pu regagner leurs domiciles dans la soirée, vers 20h30.
Aucune fuite, aucun incendie ni aucun blessé n’ont été signalés. En réaction aux événements, le maire de Repentigny, Nicolas Dufour, s’était dit soulagé que le pire ait été évité.
La circulation a repris sur la voie ferrée quelques jours après les événements, ce qui avait suscité la grogne citoyenne.
«Plusieurs lacunes»
L’enquête du Bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada a relevé «plusieurs lacunes» au niveau de la voie ferrée à Repentigny où a eu lieu le déraillement d’un train du CN.
Bien que l’enquête ne soit pas terminée, la situation a été jugée assez préoccupante pour qu’un avis de sécurité soit transmis à Transports Canada.
L’avis, daté du 10 juillet dernier, indique notamment que plusieurs traverses n’étaient plus perpendiculaires aux rails sur la voie ferrée dans le secteur où a eu lieu le déraillement, à Le Gardeur.
Le document précise aussi que des anticheminants auraient été déplacés ou étaient carrément manquants sur la voie, ce qui, selon le BST, peut «réduire la stabilité longitudinale et latérale de la voie», et donc «accroître le risque de déraillement».
La chaleur lors de la journée du 5 juillet aurait aussi pu jouer un rôle dans le déraillement.
Le BST a demandé à Transports Canada de considérer la vérification de l’intégrité de la voie ferrée de la subdivision de Joliette du CN (la division où se trouve la partie de voie ferrée de Repentigny, NDLR) «afin de veiller à ce que celle-ci soit sécuritaire et réponde aux exigences d’exploitation.»
Le maire de Repentigny avait alors demandé au ministère fédéral des Transports d’ordonner un arrêt du transport sur la ligne de chemin de fer, «tant et aussi longtemps qu’il n’y a pas de correctif apporté».
Avec des informations de Guillaume Théroux et Lili Mercure, Noovo Info.

