«On ne peut pas vivre dans une ville où tu risques de mourir au bout d’un fusil.» La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a prononcé des mots forts au lendemain de la fusillade mortelle survenue lundi dans le quartier Côte-des-Neiges.
En point de presse mardi, Mme Martinez Ferrada a tenu à rassurer les citoyens, martelant que Montréal demeurait «une ville sécuritaire» et que son administration allait continuer à travailler «pour qu’elle le demeure». «Il faut travailler pour que les gens reprennent ce sentiment de sécurité à Montréal», a-t-elle ajouté.
Or, «c’est terrible ce qui s’est passé hier», a lancé la mairesse avec émotion. «J’ai reçu des messages de condoléances de partout, de l’extérieur du Canada, etc. Ce qui s’est passé hier ne devrait pas se reproduire nulle part.»
La mairesse soutient qu’il faut s’attaquer au port d’arme et s’est dite extrêmement préoccupée vis-à-vis la hausse de la violence sur les réseaux sociaux et chez les jeunes.
«Le pire des cauchemars»
Accompagnée de la mairesse de l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Stéphanie Valenzuela, Mme Martinez Ferrada a offert ses plus sincères condoléances aux proches des victimes et au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui a dû intervenir et protéger la population «alors que l’un des leurs est tombé au combat».
Émue et «avec le cœur lourd», Mme Valenzuela a mentionné que le 22 juin «va marquer à toujours la mémoire des résidents de Montréal» et de l’arrondissement.
«Un tel drame représente le pire des cauchemars.»
Le chef du SPVM, Fady Dagher, avait d’ailleurs employé les mêmes mots lundi devant les journalistes pour confirmer le décès du policier.
Mme Valenzuela raconte d’ailleurs que tous les gens de l’arrondissement se connaissent et que plusieurs personnes ont côtoyé le policier Mohamed Lamine Benredouane, qui a perdu la vie à l’âge de 34 ans.
De son côté, Mme Martinez Ferrada ajoute que plusieurs questions demeurent, 24 heures après cette tragédie. Une enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) est en cours et il est important d’attendre les conclusions de l’enquête avant de se prononcer, indique la mairesse.
Elle demande également à la population choquée par les derniers événements de composer le 811 afin d’obtenir de l’aide.
