Le gouvernement Fréchette reconnaît qu’il devrait en faire davantage pour le maintien des infrastructures en transport en commun, notamment le métro de Montréal.
En commission parlementaire mardi matin, le ministre des Finances, Eric Girard, a admis que son gouvernement pourrait en faire plus, s’il avait la «capacité financière de le faire maintenant».
S’appuyant sur les données de la Société de transport de Montréal (STM), le député Haroun Bouazzi, de Québec solidaire (QS), a argué que le métro aurait besoin d’un investissement de 7 milliards $ en maintien d’actifs actuellement.
«Les stations sont en lambeaux», a-t-il lancé.
«Je suis d’accord avec vous qu’on devrait faire plus en maintien d’actifs en transport collectif, notamment dans le métro de Montréal, je ne veux pas nier ça», a répondu M. Girard, en ajoutant qu’«il y a une situation avec le métro de Montréal».
M. Bouazzi a noté que sur la décennie 2026-2036, un investissement de 3,5 milliards $ est prévu pour le réseau du métro, alors que de 2018 à 2028, l’enveloppe prévue était de 3,8 milliards $ - donc une baisse en absolu.
M. Girard a dit qu’il avait discuté avec les responsables de la STM et d’Alstom, le manufacturier des rames.
«Je suis sensible aux problèmes de maintien d’actifs du métro de Montréal», a-t-il assuré.
Le ministre a fait valoir que son gouvernement avait beaucoup investi dans le développement du transport en commun, en faisant référence notamment au REM ainsi qu’au tramway de Québec.
Il a rappelé que le Plan québécois des infrastructures 2026-2036 totalisait 167 milliards $ d’investissements et que son gouvernement avait choisi d’investir 21 milliards $ pour l’année, alors que les agences de notation calculaient que le Québec pouvait se permettre seulement 17 milliards $ par an - ce qui a conduit à la décote de l’agence S&P en 2025.

