Transport

Les trottinettes et monocycles électriques interdits dans les parcs et les espaces publics de cet arrondissement de Montréal

L’amendement au règlement n° 878 interdit désormais l’utilisation des engins de mobilité personnelle motorisés dans les espaces publics situés en dehors du réseau routier.

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e (Christopher Katsarov/The Canadian Press)

Le conseil d’arrondissement de Saint-Laurent, à Montréal, a adopté un amendement au règlement sur la sécurité routière qui ajoutera de nouvelles règles concernant l’utilisation de véhicules motorisés, notamment les trottinettes électriques, les monocycles électriques et autres engins similaires.

L’amendement au règlement n° 878 interdit désormais l’utilisation des véhicules de mobilité personnelle motorisés dans les espaces publics situés en dehors du réseau routier de l’arrondissement, y compris les parcs.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Le maire de l’arrondissement de Saint-Laurent, Alan DeSousa, a déclaré que cette mesure visait à établir des règles cohérentes pour les utilisateurs et à réduire les risques de blessures.

«Nous voyons ces trottinettes utilisées un peu partout, souvent sans casque, avec deux personnes à bord, et équipées de moteurs modifiés pour les rendre plus rapides», a justifié M. DeSousa.

«De nombreux habitants nous ont fait part de leurs inquiétudes concernant la sécurité liée à l’utilisation de ces trottinettes électriques dans nos parcs et nos espaces publics. Notre conseil municipal a donc décidé d’adopter un règlement qui empêcherait au moins ces trottinettes, qui ne sont pas réglementées, d’être utilisées dans des lieux où elles pourraient blesser les promeneurs dans nos parcs.»

Le règlement prévoit certaines exceptions, notamment pour les aides à la mobilité motorisées, le déplacement à pied d’un véhicule dont le moteur ne tourne pas, ainsi que pour les interventions d’urgence et les activités autorisées par l’arrondissement.

«Nous espérons que cela servira de signal d’alerte aux mères et aux pères qui envisagent d’acheter ce type d’appareil pour leurs enfants, afin qu’ils prennent conscience de la responsabilité que cela implique.»

—  Alan DeSousa, maire d’arrondissement de Saint-Laurent

Le gouvernement du Québec a lancé en juillet 2023 un projet pilote de trois ans sur les engins de mobilité personnelle motorisés. Ce projet a été prolongé jusqu’en juillet 2028.

Le projet vise à tester l’utilisation de ces engins dans certaines conditions et sur des voies publiques désignées, y compris les pistes cyclables, ainsi qu’à évaluer comment ils peuvent s’intégrer à la circulation routière.

Dans le cadre de ce projet, les engins de mobilité personnelle motorisés sont autorisés sur les voies publiques dont la limitation de vitesse est de 50 km/h ou moins, ainsi que sur les pistes cyclables situées le long de ces voies.

Les utilisateurs doivent respecter plusieurs règles, notamment être âgés d’au moins 14 ans, porter un casque, rouler à une vitesse maximale de 25 km/h, suivre les mêmes règles de circulation que les cyclistes et rouler dans le sens de la circulation.

Cependant, le centre de traumatologie de l’Hôpital de Montréal pour enfants a exhorté le gouvernement à instaurer des règles plus strictes concernant l’utilisation des trottinettes électriques, signalant que les blessures liées à leur utilisation devenaient plus fréquentes.

Des demandes similaires en faveur d’une réglementation plus stricte ont été lancées par des hôpitaux pour enfants à travers tout le Canada.

M. DeSousa a mentionné que l’initiative de l’arrondissement constituait également un appel lancé au gouvernement nouvellement élu afin qu’il adopte une législation régissant l’utilisation des trottinettes électriques dans les lieux publics, afin d’assurer une cohérence à l’échelle du Québec.

«Il n’est dans l’intérêt de personne qu’il y ait plusieurs règlements municipaux, tous différents les uns des autres; je pense donc qu’une façon d’harmoniser la situation serait que le gouvernement provincial prenne des mesures», a soutenu M. DeSousa.

«Mais en attendant, nous pouvons protéger notre communauté contre les dangers et les accidents liés à l’utilisation de ces trottinettes électriques, qui se pratique actuellement sans aucune directive.»