Société

Trottinettes électriques: «l’éducation d’abord et avant tout»

Devant le nombre grandissant d’ATPM, les autorités policières de Saguenay et CAA-Québec misent sur l’éducation pour éviter les accidents.

Publié le 

Comment prévenir des blessures ou accidents graves en trottinettes électriques? Appareil de transport personnel motorisé: le Service de police de Saguenay a rappelé aux usagers les règles à connaitre.

Les trottinettes électriques et autres appareils de transport personnel motorisé (ATPM) comme les gyroroues, les planches à roulettes électriques ou les gyropodes sont nombreux sur les routes du Québec. À Saguenay, la police mise sur l’éducation pour éviter des accidents qui auraient de graves conséquences.

L’usage d’un appareil de transport personnel motorisé sur la voie publique est encadré par un projet pilote de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Si la réglementation existe, elle semble parfois être encore méconnue du grand public.

«Au niveau de la circulation, les ATPM doivent suivre la même réglementation que les vélos», a rappelé Caroline Darveau, responsable des communications au Service de police de Saguenay.

Mme Darveau souligne également qu’il faut être âgé de 14 ans et plus pour conduire un ATPM, comme une trottinette électrique, et qu’il est interdit d’avoir des passagers, que ce soit à l’avant ou à l’arrière de l’engin.

«Il faut porter un casque et circuler dans les zones de 50 km/h et moins. On n’a pas le droit d’avoir de téléphone cellulaire à la main et on n’a pas le droit de porter des écouteurs », a indiqué Mme Darveau.

Miser sur l’éducation

Tout comme le fait le Service de police de Saguenay, CAA-Québec et différents acteurs du milieu misent sur l’éducation pour faire en sorte que les ATPM s’intègrent adéquatement à la circulation routière au Québec.

André Durocher, directeur de la Fondation CAA-Québec pour la sécurité routière, a insisté sur le fait que son équipe travaille avec les jeunes pour développer une «culture de la sécurité routière».

«Comme ça, les jeunes, quand ils deviennent adolescents, ils sont un peu responsabilisés et ne voient pas les principes de sécurité comme moralisateurs, mais comme quelque chose d’intelligent», a-t-il confié. «L’éducation d’abord et avant tout.»

Plusieurs des parents rencontrés sur la rue par Noovo Info sont aussi d’avis que les utilisateurs d’appareils de transport personnel motorisé devraient être mieux renseignés sur les notions de sécurité liées à leur utilisation.

Quant aux règles incluses dans le projet pilote, elles semblent pour le moment faire l’affaire.

Notons que le gouvernement du Québec a décidé de prolonger son projet pilote visant à réglementer l’utilisation des trottinettes électriques jusqu’en juillet 2028 dans le but de récolter plus d’informations sur les pratiques et les mesures à mettre en place.