Les cols bleus de Montréal planifient des perturbations en marge des Championnats du monde de cyclisme, s’ils ne parviennent pas à une entente de principe avec leur employeur, à 36 heures du début de leur grève.
Le syndicat des cols bleus regroupés de Montréal a tenu un rassemblement samedi midi, à Champ-de-Mars, derrière l’hôtel de ville, à Montréal, pour exiger de l’administration une entente de principe, leur convention collective étant échue depuis le 31 décembre 2024.
Le président du syndicat, Nicolas De Ciccio, a dénoncé en conférence de presse une offre salariale jugée insuffisante qui contribuerait à l’appauvrissement des 6000 cols bleus qu’il représente, bien qu’il croie que la Ville possède des ressources suffisantes.
Il indique que le syndicat envisage de porter des «coups d’éclat» lors de certaines activités en parallèle de l’évènement sportif international, auquel plus de 1000 athlètes doivent participer et pour lequel un demi-million de spectateurs sont attendus dans la métropole du 20 au 27 septembre.
M. De Ciccio ajoute cependant qu’aucune épreuve cycliste ne serait perturbée, et que des négociations sont toujours en cours d’ici au début de la grève.
La Ville de Montréal a invoqué des difficultés budgétaires. La mairesse, Soraya Martinez Ferrada, a affirmé par le passé n’avoir guère de marge de manœuvre et vouloir respecter la capacité de payer des citoyens.
Les cols bleus doivent entrer en grève le 22 septembre, et la grève devrait durer jusqu’au 28 septembre, dans une forme tournante parmi les arrondissements, qui débrayeront 24 heures à la fois.
Les services essentiels seront maintenus, et le syndicat, une section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) affilié à la FTQ, a accepté, vendredi, de fournir plus de services essentiels pour la sécurisation des parcs publics dans certains arrondissements.
Avec des informations de Lia Lévesque pour La Presse Canadienne
