Travail

Tribunal: les cols bleus de Montréal devront dispenser plus de services essentiels

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Des cols bleus de la ville de Montréal, photographiés lors d'une précédente journée de grève, le 16 avril 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Des cols bleus de la ville de Montréal, photographiés lors d'une précédente journée de grève, le 16 avril 2026. (Christinne Muschi/La Presse canadienne)

Le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal devra dispenser plus de services essentiels qu’il prévoyait le faire, s’il veut pouvoir déclencher sa grève comme prévu, mardi prochain.

Le Tribunal administratif du travail a en effet jugé insuffisante la liste de services essentiels qu’avait soumise le syndicat, qui représente les 6000 cols bleus de Montréal.— une section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ.

La grève doit débuter mardi prochain à 6h et durer jusqu’au 28 septembre à 6h, alternant entre les arrondissements, sans durer plus de 24 heures consécutives dans le même arrondissement.

Ainsi, le Tribunal «recommande» au syndicat de fournir davantage d’effectifs pour la sécurisation des parcs publics dans certains arrondissements plus problématiques, vu les dangers pour la santé et la sécurité publique, avec la présence de seringues et d’objets tranchants, par exemple.

Le juge administratif Sylvain Gagnon donne au syndicat jusqu’à dimanche, 17h, pour lui dire officiellement s’il accepte de modifier ainsi sa liste de services essentiels, à défaut de quoi il devrait surseoir à sa grève.

Joint vendredi en fin d’après-midi, le syndicat a fait savoir qu’il acceptait la recommandation du Tribunal et dispenserait les services essentiels accrus, comme demandé.

Lors de l’audience, plus tôt cette semaine, la Ville de Montréal avait présenté une preuve élaborée, statistiques à l’appui, sur les risques que présentent les seringues retrouvées dans des parcs de certains arrondissements. Son plaidoyer a donc été entendu par le Tribunal.

«Le Tribunal conclut que la preuve présentée démontre de façon prépondérante que l’interruption complète de la sécurisation des parcs publics durant les jours de grève annoncés constitue une menace réelle et imminente pour la santé ou la sécurité publique. Elle compromet la sûreté des personnes qui fréquentent les parcs se trouvant dans les arrondissements identifiés par la Ville, ainsi que des employés qui y travaillent, en les exposant à des contacts avec des d’objets, notamment des seringues souillées, susceptibles de leur causer des blessures ou de les contaminer», écrit le juge administratif Gagnon.

Pour ce qui est des autres services essentiels, «à quelque exceptions près», la liste est «identique» à celle qui avait été approuvée par le Tribunal, lors des précédentes journées de grève des cols bleus, en avril dernier. Plusieurs services municipaux seront donc réduits, ces journées-là.

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste